Léa & Louise

Elles n’ont pas besoin du féminisme!

On doit mal expliquer...

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Chère Léa,

Tu as certainement vu ça. Women against Feminism, I don’t need Feminism, Anti-feminism : des centaines de jeunes Américaines qui affichent leurs convictions via Facebook. «Je n’ai pas besoin du féminisme», disent-elles, avant d’énumérer leurs raisons.

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Images tirées de la page Facebook Women against Feminism.

Certaines ne gagneront pas des prix Nobel.

« Parce que j’aime quand les hommes complimentent mon corps. »
« Parce que les féministes dénigrent la virginité. »
« Parce que je veux pouvoir m’épiler en paix. »

Mais ça ne veut pas dire grand-chose. Après tout, il y a aussi des gens sur Facebook qui demandent si l’Australie est en Afrique ou qui croient que les États-Unis ont été fondés il y a 2014 ans.

Mais la majorité d’entre elles affichent des raisons comme :

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Image tirée de la page Facebook Women against Feminism.

« Parce que je crois en l’égalité. »
« Parce que je suis une adulte responsable de ses actions. »
« Parce que je ne suis pas une victime, mais une survivante. »
« Parce que les féministes détestent les hommes. »
« Parce que j’ai le droit de vote, que je reçois le même salaire qu’un homme et que je peux me présenter aux élections. »
« Parce que je veux rester à la maison pour prendre soin de ma famille. »
« Parce que je veux que mes enfants respectent les femmes ET les hommes. »
« Parce que je peux penser par moi-même. »

Je ne crois pas qu’on puisse minimiser le phénomène sous prétexte que ces groupes, davantage issus des États-Unis, comptent tous moins de 15 000 adeptes (qui sont tous les mêmes, probablement). Alors que Everyday Feminism en compte plus de 150 000.

Car de toute évidence, pour ces jeunes femmes, le féminisme n’est que revanchard, râleur, donneur de leçons et castrant. Pourquoi?

Trop facile de dire qu’elles sont malhonnêtes, victimes d’un lavage de cerveau ou tout simplement imbéciles.

Tu vas me lancer des cailloux. Mais je crois qu’il y a quelque chose, là. Qu’on se trompe quelque part. Et qu’il faudrait s’en occuper.

Ton avis?

Louise