Société

Les agressions sexuelles à Montréal

Bonne nouvelle: le nombre d’agressions sexuelles à Montréal a chuté de plus de 20% en 2011 par rapport à 2010, et de 10% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Reste qu’un cas sur dix ne serait jamais rapporté à la police. Dans ce graphique, les cas déclarés en 2011, par poste de police.

 


 

 

Chaque cercle de notre carte représente 1 des 33 postes de quartier du Service de police de la Ville de Montréal. La taille du cercle correspond au nombre d’agressions sexuelles recensées en 2011 (selon la définition légale, toute violence physique ou psychologique à des fins sexuelles telle que les attouchements et les viols avec utilisation d’une arme ou non).

Quelque 12% des 1256 agressions sexuelles ont été commises dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Cet arrondissement est également celui qui compte le plus de cas d’infractions liées à la prostitution, aux introductions par effraction, au harcèlement criminel, à l’enlèvement et à la séquestration.

Faut-il s’inquiéter? Nuançons. Les agressions sexuelles, tout comme les autres délits commis à Montréal, sont surtout concentrées dans les zones densément peuplées, comme Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Aussi, bonne nouvelle : le nombre d’agressions sexuelles à Montréal a baissé de 21,4% en 2011 par rapport à 2010, et de 9,7% par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. Ceci dit, plus de 80% des victimes sont des femmes, et un cas sur dix ne serait jamais dénoncé à la police.

Les trois postes de quartier ayant enregistré LE PLUS d’agressions sexuelles

1. Poste 48 (Mercier–Hochelaga-Maisonneuve) : 83 agressions

2. Poste 39 (Montréal-Nord) : 69 agressions

3. Poste 23 (Hochelaga-Maisonneuve) : 68 agressions

Les trois postes de quartier ayant enregistré LE MOINS d’agressions sexuelles

1. Poste 9 (Côte-Saint-Luc, Hampstead, Montréal-Ouest) : 4 agressions

2. Poste 1 (Baie-d’Urfé, Beaconsfield, Kirkland, Sainte-Anne-de-Bellevue, Senneville) : 10 agressions

3. Poste 10 (Bordeaux-Cartierville) : 12 agressions

Source : Service de police de la Ville de Montréal