Photoreportages

Maroc : Essaouira la colorée

La ville portuaire d’Essaouira, avec ses bleus clairs, ses blancs éclatants et ses ruelles étroites, enchante et envoûte les visiteurs.


 

Protégée par un imposant mur, la médina d’Essaouira est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.


 

Un marchand profite de la façade de la pharmacie pour vendre ses tapis. Au Maroc, les gens utilisent autant le français que l’arabe. Ainsi, les panneaux sont toujours dans ces deux langues.


 

À Essaouira comme dans le reste du pays, l’artisanat traditionnel occupe une place importante. Les visiteurs peuvent trouver tapis, lampes, sacs, vaisselle, tajines, huile d’argan et bijoux à très bon prix.


 

En arabe, Essaouira signifie La bien dessinée. La ville compte environ 70 000 habitants, et une partie d’entre eux vivent dans des logements de la médina. 


 

Il n’est pas rare de voir des coiffeurs, des pharmaciens et des restaurateurs vendre des articles d’artisanat en attendant le prochain client.


 

La présentation des épices est un art. Pour attirer les clients, on exploite la fraîcheur, l’odeur et le goût, mais aussi la texture et la couleur.


 

On a longtemps surnommé la ville « Le port de Tombouctou » en raison des caravanes chargées d’or et d’épices venues d’Afrique subsaharienne qui s’arrêtaient au port. Encore aujourd’hui, le commerce d’Essaouira est florissant, surtout en raison du tourisme. Ici, les traditionnelles babouches marocaines. 


 

Au Maroc, on croit aux vertus des herbes et des épices. Mélanges pour grillades, spaghettis ou salades de fruits, fleurs séchées, currys, thés et aphrodisiaques : des commerces se consacrent uniquement à la vente de ces produits.


 

Les artisans d’Essaouira travaillent beaucoup le bois de thuya pour faire de petits coffres, des ustensiles ou des bijoux. Cet arbre est rare, mais il est assez répandu localement, ce qui en fait la spécialité de la région. Ce sont surtout ses racines qui sont utilisées, car elles présentent de jolies variations naturelles de couleurs.


 

Dans le pays, tout est prétexte aux couleurs et aux grandes portes détaillées. Ce bureau de poste en fait foi.


 

La situation géographique d’Essaouira a attiré les marchands dès l’an 814 av. J.-C. Plus tard, au XIVe siècle, les marins portugais firent de la cité un comptoir commercial. Ils construisirent un petit port et plusieurs remparts qui, encore aujourd’hui, déterminentla configuration d’Essaouira.


 

Face à l’océan Atlantique, la Sqala de la Kasbah est une ancienne batterie longue de 200 mètres, où sont alignés des canons portugais. C’est sur ces remparts qu’Orson Welles tourna le film Othello, à la fin des années 40.


 

Parfois calme, parfois coléreux, l’océan Atlantique intrigue et fascine même les habitants de la ville.


 

La ville d’Essaouira est jumelée aux villes portuaires de Saint-Malo et de La Rochelle, en France, en raison de leur statut de villes portuaires et de l’importance de la pêche, mais aussi de leurs similitudes culturelles et architecturales.


 

En avant-midi, après leur retour dans le port, les pêcheurs se rendent au marché aux poissons pour vendre leurs prises du jour. Quelques restaurants proposent d’apprêter pour les touristes les produits de l’océan qui les auront mis en appétit.