Société

Une Québécoise sur deux se dit féministe, vraiment ?

Un grand sondage SOM-Châtelaine dresse un portrait de l’état d’esprit actuel des Québécoises sur une foule de sujets, de leur carrière à leur vie sexuelle en passant par leur famille.

Seulement 55 % des Québécoises se considèrent comme féministes. C’est l’un des résultats étonnants d’un grand sondage SOM-Châtelaine mené auprès de 1 050 femmes francophones de partout au Québec, âgées de 30 à 60 ans.

Plus surprenant encore, seule une femme sur sept revendique de façon claire cette étiquette, puisque 14 % sont « tout à fait d’accord » pour se dire féministes, alors que 41 % sont « plutôt » d’accord.

« Il y a encore une crainte de se faire cataloguer comme une radicale ou une militante qui déplace de l’air sur la place publique », explique Julie Fortin, coprésidente de la firme SOM, qui a mené le sondage.

Les deux tiers (63 %) des Québécoises considèrent pourtant que l’égalité entre hommes et femmes n’est pas acquise.

Ce coup de sonde exclusif, fait à l’occasion du 60e anniversaire de Châtelaine, dresse un portrait de l’état d’esprit actuel des Québécoises sur une foule de sujets. Les femmes sélectionnées ont répondu à une quarantaine de questions sur leur vie familiale, professionnelle et sexuelle, leurs aspirations, leur estime d’elles-mêmes et leur expérience de la violence, entre autres.

Quelques résultats dignes de mention:

  • Plus du tiers (36 %) des femmes pensent qu’elles réussiraient mieux professionnellement si elles étaient des hommes.
  • Les deux tiers (66 %) estiment qu’avoir des enfants fait partie de la définition d’une vie réussie.
  • Les trois quarts (73 %) veulent changer leur vie d’une manière ou d’une autre.
  • 26 % des femmes âgées de 30 à 39 ans regardent de la pornographie régulièrement.

L’ensemble des résultats fait l’objet d’un dossier étoffé de 14 pages dans le numéro de septembre/octobre de Châtelaine, en kiosque le 11 septembre.

Méthodologie

Ce sondage SOM Châtelaine a été mené du 15 au 20 mai 2020 auprès de 1 050 Québécoises francophones âgées de 30 à 60 ans. L’échantillon est constitué d’internautes recrutées de façon aléatoire par téléphone fixe ou cellulaire. La marge d’erreur maximale pour l’ensemble des répondantes est de 3,1 %, 19 fois sur 20.