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Culture

Barack Obama, Louis C.K., Steve Martin : dans la lentille de Chris Buck

Jusqu'au 3 octobre, la Galerie Youn présente le travail du photographe canadien Chris Buck devant qui des dizaines de célébrités ont défilées pour se faire croquer le portrait. Anecdotes à l'appui.
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Barack Obama, Louis C.K., Steve Martin : dans la lentille de Chris Buck

Barack Obama, Louis CK, Steve Martin: dans la lentille de Chris Buck

Barack Obama, Louis C.K., Steve Martin : dans la lentille de Chris Buck

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Président Barack Obama (2013)

Cette séance a duré 4 minutes, 22 secondes et 11 millisecondes (quelqu’un de la Maison-Blanche l’a chronométrée). Le président arrive, serre la main de tout le monde, et va là où notre arrière-plan est installé. J’ai vu qu’il mâchait de la gomme, et je lui ai demandé : « Mâchez-vous une gomme ? » Il a dit : « Ne vous inquiétez pas, je m’en occupe. » J’ai répondu : « Si je la vois encore, nous devrons avoir une petite discussion. »

Je blaguais, mais, d’une certaine façon, c’était un moyen de dire « Hé, vous êtes le président, mais c’est ma séance de photo. » C’était une façon de nous mettre au même niveau – du moins dans mon esprit.

Barack Obama, Louis C.K., Steve Martin : dans la lentille de Chris Buck

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Louis C.K. (2011)

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Quand on m’a donné ce mandat, Louis C.K. était connu pour son humour portant sur sa famille et ses enfants, aussi je voulais faire quelque chose en banlieue. Je pensais à une fête d’anniversaire de petite fille, avec peut-être un thème de princesses. Il aurait été dans la cour, seul, mais avec les restes de la fête : des chapeaux, des jouets et un gâteau à moitié mangé. Au milieu, je voulais un cheval miniature blanc, loué avec extravagance pour la fête, et Louis qui le regarderait, découragé.

GQ lui a parlé de l’idée, et il a dit : « Je ne ferai rien sur la banlieue, et rien à propos de mes enfants, oubliez ça. » Mais nous avons conservé l’idée du cheval miniature et il a à peu près accepté, tant que ça se faisait dans un milieu urbain new-yorkais. À la fin, je crois qu’il a même regretté d’avoir accepté le cheval. Plusieurs responsables des photos d’autres magazines m’ont dit que depuis ce temps, quand ils le photographient, il n’accepte plus que les séances en studio sans aucun accessoire : seulement lui sur un fond uni.

Barack Obama, Louis C.K., Steve Martin : dans la lentille de Chris Buck

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Steve Martin (2005)

Linda Liang, éditrice photo du magazine Premiere, a eu l’idée d’un hommage au portrait de Picasso réalisé par Doisneau en 1952. Lorsqu’on fait un tel exercice, il faut décider où s’arrête l’hommage et où commence votre œuvre. Ce qu’on rend similaire, ce qu’on rend différent. Dans l’original, Picasso porte son classique chandail aux rayures horizontales, et évidemment, je ne pouvais pas habiller Steve Martin comme ça : il devait avoir l’air de Steve Martin.

Chris Buck, Portraits d'un tournant du siècle
Galerie Youn
Jusqu'au 3 octobre 2014

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