Art de vivre

Dans le cocon de… la publicitaire Audrée Couture

Pour elle, le minimalisme est un mode de vie. Que ce soit dans sa maison, à Saint-Lambert, sa garde-robe ou sa trousse de maquillage, Audrée Couture trouve son bonheur dans l’adéquation parfaite entre simplicité et qualité.

La vie d’Audrée Couture est chaotique, elle l’avoue d’emblée. « Il y a tellement d’imprévus dans le milieu de la publicité, je ne sais jamais à quoi ma journée va ressembler. Je carbure à cette adrénaline. Ça explique sans doute mes choix dans la décoration de ma maison. J’ai besoin d’un havre de paix pour affronter tout ça ! » Son rire retentit dans sa cuisine aux doux tons de gris, où rien ne traîne. L’antithèse du chaos.

Dans cette demeure centenaire de Saint-Lambert, près de Montréal, que son conjoint et elle ont acquise en 2018, toutes les choses ont leur place. Pas de superflu. « C’est assez petit, et il y a très peu de rangement, alors il nous est impossible d’accumuler. Mais je ne m’en plains pas : être restreint dans l’espace force à une hygiène de vie. Je préférais acheter moins grand et optimiser chaque truc. Ma philosophie : si je n’ai pas de place pour quelque chose, c’est que je n’en ai pas besoin », explique l’associée de l’agence de publicité Cartier.

Par conséquent, chaque nouvel objet est sujet à d’intenses négociations au sein du couple, uni par l’amour du design… et une patience d’or.

Déco Audrée Couture

Photos : Phil Bernard

Quelle était ta vision pour la déco de la maison dès le départ ?

Mon conjoint et moi, on ne voulait pas un copier-coller de tout ce qu’on voit ailleurs. C’est la raison pour laquelle, lors des travaux de rénovation, on a tenu à garder les boiseries et les portes d’origine, le gros calorifère de la cuisine, et la baignoire sur pattes qui date de 1905. Même si ça a donné des maux de tête à notre architecte, on voulait bâtir autour de ces éléments plutôt que de tout démolir. Alors, bien sûr, les murs sont un peu croches, les planchers craquent, mais c’est ce qui fait le charme de la maison. Pour nous, il était hors de question d’effacer son histoire.

Comment as-tu créé ton intérieur ?

Décorer est un très long processus chez nous ! Avant de choisir le tapis pour le salon, par exemple, on a dû, sans exagérer, en acheter une vingtaine. On finissait par les retourner au magasin après discussion. Et si nos murs sont encore vides après plusieurs années, c’est qu’on attend toujours de ressentir un coup de cœur pour des œuvres. Mais ça nous plaît, c’est notre petit plaisir du samedi matin, avec un café, que d’imaginer notre intérieur.

Aurais-tu une astuce déco à partager ?

J’adore les livres. Ce sont des objets décoratifs incroyables. Je les dispose sur des tablettes, notamment au-dessus de mon lit, et je les change au gré des saisons. C’est une façon abordable de mettre de la couleur. C’est aussi le cas des affiches. J’ai offert à mon chum un authentique poster de l’Expo 67, que j’ai trouvé à la boutique L’Affichiste, à Montréal. Et je raffole des lampes, qui peuvent être très design, tout en restant des objets fonctionnels. Car chez nous, avoir des bibelots qui ramassent la poussière, c’est hors de question !

Tu as fait une folie récemment ?

J’ai eu un coup de cœur pour le canapé du salon. C’est le modèle Pumpkin, que le designer français Pierre Paulin a créé au début des années 1970. Le plus merveilleux, c’est qu’il est recouvert d’un tissu qui se lave très facilement avec de l’eau, alors je n’ai pas à craindre les petits doigts tachés de bleuets d’Alix, ma fille de deux ans !

Déco Audrée Couture

Photos : Phil Bernard

Comment qualifierais-tu ton style vestimentaire ?

Minimaliste et casual . Ça se traduit entre autres par ma passion des cotons ouatés. Certains sont très bien coupés et se portent avec un pantalon élégant et des talons hauts. Je peux même en enfiler un quand je rencontre des clients. Quand je tentais de faire ma place dans le milieu de la pub, je puisais ma confiance dans ma façon de m’habiller. À 40 ans, je n’ai plus autant besoin de me définir par ce que je porte. Je privilégie des pièces simples, noires, blanches ou pastels. Ce sont mes accessoires, comme de grandes boucles d’oreilles ou un sac à main, qui vont donner du punch à mon look. Et je découvre que plus je me sens à l’aise, moins je me sens déguisée. Et ma personnalité ressort davantage.

Quel est ton coup de cœur au rayon beauté ?

J’ai adopté les produits Merit, qu’on trouve chez Sephora, car la vision minimaliste et écologique de l’entreprise californienne me sied tout à fait. Je n’ai besoin que de quatre produits pour me maquiller : le fond de teint en bâton, un illuminateur pour les pommettes et l’arête du nez, un mascara et une touche de blush pour les joues et les lèvres. En moins de 10 minutes, c’est terminé !

Que fais-tu pour te chouchouter ?

Rien ne me fait plus plaisir qu’un bon massage. Le problème, c’est que je n’arrive jamais à caser un rendez-vous dans mon horaire chargé. Pour m’aider à me discipliner, j’ai donc acheté six massages d’un coup. J’y vais une fois par mois, après le travail. Comme ils sont déjà payés, je n’ai pas d’autre choix que d’y aller ! C’est important de s’offrir du temps pour soi. Cela devrait être une priorité pour tous.

Un achat dont tu ne peux te passer ?

Je suis une amoureuse des fleurs. Toutes les fins de semaine, je m’arrête chez le fleuriste en revenant du parc avec ma fille, et je compose un bouquet que je dépose sur la table de la salle à manger. C’est un petit rituel qui me rend heureuse. Des fleurs fraîches, ça met de la vie, ça embaume la maison, ça l’enjolive… Mes préférées sont les tulipes, car elles sont toutes simples et elles appellent le printemps.

 

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