Déodorants et antisudorifiques: ce qu’il faut savoir pour rester bien fraîche

Comment rester fraîche malgré la chaleur? En privilégiant le produit qui nous convient.

 
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Il n’y a rien de plus naturel… que de transpirer. «Le rôle principal de la transpiration chez l’humain est d’assurer la régulation thermique afin de maintenir une température corporelle proche de 37 °C», explique le dermatologue Antranik Benohanian. Contrairement aux idées répandues, la sueur est inodore. Les émanations désagréables sont causées en majeure partie par l’activité de certaines bactéries sur la peau. Présentes sur toute la surface du corps, elles raffolent des nutriments contenus dans la sueur produite par les glandes sudoripares des aisselles. Leur contact avec ce «nectar» engendre une réaction chimique donnant lieu à des relents aussi malaisants pour soi que pour l’entourage.

Antisudorifique et déodorant: la différence

L’organisme évacue en moyenne de 500 millilitres à 1 litre de sueur par jour (4 litres pendant les grosses chaleurs). L’antisudorifique (ou antitranspirant) limite la transpiration en créant, à l’aide de sels d’aluminium, une sorte de bouchon dans les canaux des glandes sudoripares. Des substances souvent contenues dans les antisudorifiques se retrouvent parfois au cœur de débats alimentés par les découvertes scientifiques. Pour s’éviter des sueurs froides, nombre de consommatrices préfèrent avoir recours au déodorant (ou désodorisant). «Ce sont des produits conçus pour diminuer l’odeur engendrée par la transpiration au moyen d’un agent antimicrobien ou d’un parfum, dit le Dr Benohanian. Ils ne préviennent pas la sudation.» Des formules offertes sur le marché coupent la poire en deux en combinant antisudorifique et ingrédients déodorants.

L’engouement pour le déo naturel

Depuis quelques années, l’univers des cosmétiques délaisse les composants chimiques, comme les sels d’aluminium, au profit d’actifs naturels efficaces et sécuritaires. «Nous savons que 35 % des Canadiens souhaitent acheter plus de produits de soins exempts de certains ingrédients», avance le chimiste Chris Putman, chef de section, recherche et développement en soins corporels, chez Procter & Gamble (P&G). Le marché s’est adapté à cette demande. On trouve maintenant des produits sans sels d’aluminium en pharmacies et dans les grandes surfaces.

Les déos naturels font usage d’huile de coco, de bicarbonate de soude, d’hamamélis et d’huiles essentielles (lavande, eucalyptus, arbre à thé…) pour s’attaquer aux bactéries qui causent les mauvaises odeurs. Des poudres végétales (la marante, notamment) ou minérales (comme l’argile ou la perlite, une roche d’origine volcanique) sont utilisées pour absorber l’humidité. Prudence toutefois avec le bicarbonate de soude, qui peut irriter les aisselles sensibles… Quelques marques en proposent des versions à teneur réduite ou qui en sont carrément exemptes.

Une question d’adaptation

Quels sont les critères d’appréciation d’un déodorant lorsqu’on a le déclic écolo? «Le produit doit tenir le coup toute la journée avec une seule application, précise Mélissa Lussier, fondatrice de l’entreprise québécoise Kali Déodorant. Il doit aussi présenter une texture agréable, une formulation qui convient à la sensibilité de la peau et il doit contenir un hydratant. Et, bien sûr, on vise le zéro déchet… on préfère donc les concepts qui offrent des recharges qu’il est facile de se procurer!»

Si l’on décide d’opter pour un déodorant naturel, il faut s’attendre à vivre une période de transition. «Cela dépend de chaque personne, poursuit Mélissa Lussier. Mais la plupart des gens ne verront probablement aucune différence.» Des femmes sueront davantage pendant quelque temps, mais le tout finit par se stabiliser au bout de quelques jours ou quelques semaines.

Le choix des armes

Pour secourir les aisselles humides, on peut opter pour différents conditionnements comme des vaporisateurs, des applicateurs à bille, des bâtons, des lingettes… Côté textures, l’offre est aussi fort variée: liquides, gels, crèmes, pâtes, pains solides… Mais tous ne sont pas égaux en efficacité devant l’odeur à gérer. Par exemple, les vaporisateurs conviennent mieux aux personnes qui transpirent peu. Les déos sous forme d’applicateurs à bille sont recommandés pour les sueurs abondantes.

Sentir bon en 6 astuces

Quelques trucs faciles pour limiter les dérapages olfactifs.

Maintenir une hygiène impec
«Garder les aisselles propres et épilées peut aider à réduire les odeurs», dit Chris Putman de P&G.

Utiliser des nettoyants antibactériens
Ils éliminent les microorganismes qui causent les mauvaises odeurs.

Privilégier les fibres naturelles
Le coton, le lin et le bambou ont la cote. Polyester, acrylique, élasthanne et autres synthétiques empêchent la peau de respirer… les gouttes de sueur et l’odeur gênante de la transpiration ne tardent pas à se pointer.

Porter des vêtements amples
Pour laisser l’air circuler.

Éviter les «conducteurs» de chaleur
Les vêtements doublés, les soutiens-gorges à bonnets rembourrés, les sacs à dos, les bijoux…

Adapter son alimentation
«Les aliments qui donnent une mauvaise odeur corporelle, comme le chou, l’ail, les oignons et le poisson, sont à éviter», dit le Dr Benohanian.

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