Mieux-être

Lectures pour prolonger l'été

Déjà août! Peur d'être happée par la rentrée automnale? Voici des livres pour décrocher encore un peu... À lire dehors assise sur une terrasse, dans l'herbe ou au bord d'un lac.

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Août se pointe et je sens déjà l’été s’effilocher. (Il faut dire qu’au magazine, on est déjà en train de réfléchir au contenu du numéro de décembre! Il y a de quoi sentir le temps filer…) Je cherche les moyens de retenir les beaux jours. Comment? En lisant des livres qui m’encouragent à ralentir et à lâcher prise.

En voici trois, tirés des Petits livres Hachette du bonheur, une collection abordable que j’affectionne particulièrement. J’aime la facture soignée de ces bouquins cartonnés. Ça donne envie de les garder près de soi. On peut évidemment acheter la version électronique. Mais pour vivre l’expérience jusqu’au bout – on veut prolonger l’été, non?  –, on éteint ordi, tablette électronique et téléphone intelligent, d’accord?

C’est décidé, je ralentis, par Vincent Rousselet-Blanc, 13,95 $

« S’accorder un congé mental devrait devenir une habitude », peut-on lire dans cet ouvrage. Ça n’invente rien? Peut-être. Ce bouquin a par contre le génie de proposer différentes pistes : de la procrastination à des exercices d’eutonie en passant par des recettes d’infusion. Le passage intitulé « Ces petites phrases qui nous gâchent la vie depuis l’enfance » mérite toute notre attention. Des exemples : « Dépêche-toi! », « Pense aux autres »,« Tu peux faire mieux »… Ça donne à réfléchir.

Imparfaite? Oui, et j’assume!, par Virginie Mosser, 13,95 $

« Il faudrait que nous soyons grandes, fines, minces. (…) Il faudrait que nous restions jeunes, il faudrait aussi avoir les dents blanches et alignées, la lèvre inférieure ourlée, et le nez fin et parfaitement mat. Il faudrait être intelligente, vive, spirituelle et cultivée, bien sûr! Car, de nos jours, la femme parfaite n’a pas qu’un physique sublime, elle mène également une carrière brillante dans un total épanouissement professionnel. Le tout ne devra en aucun cas la dévier de son devoir basique envers l’humanité : la maternité. Il faudrait que nous menions une vie sociale et familiale tambour battant et que nous gardions du temps pour notre développement personnel. Il faudrait être tout cela… et même plus encore. » Que dire de plus? Après ce constat, l’auteure et blogueuse française nous enjoint à cultiver la modération – suis-je vraiment si moche? –, l’humour et la confiance. Et vraiment, le regard que l’on pose sur soi se modifie… (En passant, Virginie Mosser cite un article de ChâtelaineBye, bye, perfection! À relire, donc.)

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, par Marie Borrel, 13,95 $

Quand tout va bien, on voudrait que tout reste comme ça pour l’éternité. Mais voilà, la vie bouge, palpite et joue les montagnes russes. Surviennent une perte d’emploi, une séparation, une maladie, un deuil… La vie n’est que perpétuels changements. L’auteure, qui a déjà bossé au magazine français Psychologies, trouve les mots pour aider ceux et celles qui traversent péniblement de grandes crises de l’existence. (On apprend d’ailleurs que nous ne sommes pas tous égaux devant les épreuves.) Comment trouver l’apaisement dans le coeur de la tempête? « Il faut se recentrer sur soi. Soi, et encore soi. Aux yeux de certains, cela peut ressembler à une méprisable résurgence de l’égoïsme. C’est une confusion fréquente dans notre société : on confond égoïsme et centrage sur soi. Pourtant, dans toutes les traditions on trouve la trace de techniques qui recommandent de se concentrer sur soi pour avoir une chance d’atteindre la transcendance. Dans les fastes de l’Inde comme dans le dépouillement ascétique du Japon, dans le débordement des rituels africains comme dans l’ascèce des monastères chrétiens, le chemin est toujours le même : on part de soi, pour arriver à soi, dans le but de se dépasser… soi-même! » écrit-elle. L’ouvrage apporte des réponses fouillées, précises et subtiles.

Bonne lecture! Et profitez bien de l’été!