Blogue La course et la vie

La course au quotidien

Genevieve-bulletin

On a fermé le bureau, sorti les chiens, mis une soupe sur le feu, regardé dehors. Tiens, il bruine, ce sera le coupe-vent imperméable.

On lace les runnings, on enfile le coupe-vent, on referme la porte derrière soi.

Comme hier. Comme l’autre soir d’avant. Comme ce matin frisquet de la semaine dernière.

C’est parti mon kiki.

Ce sera une course banale, ordinaire, sans événement marquant, reposante dans son absence de grandes révélations ou d’illuminations qui changent une vie. Tout bouge, et tout reste à sa place.

Au retour, on profite du bien être sans avoir l’impression d’avoir accompli un exploit. Quelque part entre se brosser les dents, ouvrir un livre et sortir les poubelles, on est sorti courir et puis c’est tout.

Au fil du temps, la course a pris sa place dans notre quotidien. D’abord farouche comme ce chat errant réfugié sous la galerie, on lui a donné une vieille boite de foie de morue qui trainait dans l’armoire et à notre grande surprise, elle est revenue quémander sa pitance. De croquettes en boite de thon, elle s’est laissée apprivoiser.

Quant au chat, il est passé de sans abri galeux et affamé à félin bien nourri qui ronronne sous la caresse, fort de la certitude d’être maitre chez lui, dans « sa » maison.

La course est un chat.