Blogue La course et la vie

Une petite dernière pour la route

C’est une belle meute, les coureurs, une meute qui se tient. Geneviève Lefebvre dit adieu à la sienne, celle qui l’a suivie sur ce blogue, qui l’a lue, encouragée, commentée.

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Je sais pas dire adieu, ni même au revoir, alors on va enlever le « plaster » d’un coup, shlack, c’est fini!

Voilà, c’est la fin de cette chronique.

Pourquoi j’arrête ? Parce que c’est le temps. Simple de même ? Simple de même.

Je ne vais pas pleurer, ni même la regretter. J’ai eu trop de fun à l’écrire pour l’abîmer avec des regrets. Trop de fun à vous retrouver aux entraînements, à faire les clowns sous la direction de Philippe le Comique, à lire vos commentaires, à échanger avec vous, à me faire saluer pendant mon « pire » au marathon d’Albany (bonjour à vous, marathonienne inconnue et lectrice de Châtelaine), à s’encourager mutuellement sur nos lignes de départ, à se féliciter (bonne course, mauvaise course) en mangeant nos quartiers de melon d’eau, et surtout, trop de fun à profiter de cette si belle solidarité des coureurs.

Ce gros paquet de fun là, je le dois d’abord à Johanne Lauzon, rédactrice en chef adjointe, l’âme, le cœur et les poumons du Club de course Châtelaine.

Johanne, il fallait ta volonté joyeuse pour porter ce club, et tu l’as fait admirablement. J’aimerais aussi saluer ta générosité et ta ténacité à vouloir transmettre le désir de prendre notre santé en main, de devenir les adultes de notre bien-être, sans jamais nous faire de sermons. Fine pédagogue, va !

Merci à la chic et chouette équipe de Châtelaine, Crystelle Crépeau, Karine Schiller, Martina Djogo, aux talentueux photographes de nos entraînements, Melissa Maya Falkenberg et Stéphane Brazeau, à mes collègues « coachs » Annie Perreault, Pascale Létourneau, Sara Bournival et Philippe Fréchette. Un merci « pas de bobos » à Jean-François Harvey, pour ses programmes d’entraînements si bien pensés, pour ses exercices « flex et force » qui protègent de tout, même de nos excès.

Et merci enfin, et surtout, à vous, les coureurs.

Ceux qui sont venus aux entraînements du club, bien sûr, mais aussi tous les autres que je croise sur ma route, sur la piste avec Dorys, sur les lignes de départ, à la Boutique Endurance, sur le Mont-Royal, dans la file des toilettes, partout.

J’ai eu un plaisir fou à écrire cette chronique à cause de vous.

C’est une belle meute, les coureurs, une meute qui se tient. Solide. Il y a autant de sujets de chroniques qu’il y a de coureurs, et je n’aurai jamais fini de faire le tour de toute cette humanité qui carbure aux endorphines, à l’engagement, à la ténacité, aux grandes manifestions émotives, et aux fous rires.

Le problème avec vous autres, les maudits coureurs, c’est que vous êtes ben trop de bonne humeur, m’a déjà dit un ami, bougon. C’est suspect, votre affaire, vous m’énarvez avec votre joie de vivre.

On n’a pas fini de t’énarver mon noir !

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