Livre du mois

Kaboul était un vaste jardin, de Qais Akbar Omar

Un récit fascinant et dérageant qui fait mieux comprendre ce coin du monde au coeur de l'actualité.

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L’histoire

L’Occident a tourné son regard vers l’Afghanistan après les attentats du World Trade Center, en 2001. Qais Akbar Omar a choisi de nous raconter son pays jusqu’à cette date fatidique. Enfant, il vit des jours paisibles à Kaboul avec sa famille, qui cohabite alors avec oncles et tantes dans la vaste demeure du grand-père paternel. Mais quand la guerre civile éclate en 1992, leur quartier se retrouve sur la ligne de feu. Ils n’ont d’autre choix que de fuir. Une migration périlleuse commence… 

Les personnages

Qais. Le narrateur. Capturé par des rebelles, il est forcé d’assister à des viols collectifs, à des exécutions sommaires, à la torture de son père. Il est fait prisonnier sous les talibans. Le grand-père. Il incarne l’autorité et la sagesse – il a lu aussi bien Socrate, Freud et Tolstoï que le Coran. Qais l’admire et l’aime profondément. Wakaal. Plus âgé que Qais de quelques années, ce cousin est comme un grand frère, celui qui enseigne à faire monter les cerfs-volants.

Pourquoi on aime

Ce récit, qui marie le quotidien d’une famille et le destin d’un pays, sait nous tenir en haleine jusqu’à la fin. Et l’auteur trouve souvent de la beauté ou de la bonté dans le chaos ambiant. « Je ne comprenais pas pourquoi les adultes disaient toujours que j’étais trop jeune. Je voulais devenir grand, avoir une moustache, des rides sur le front, ronfler en dormant, et tout savoir. »

L’auteur 

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Qais Akbar Omar

Qais Akbar Omar a aujourd’hui 29 ans. Ce livre, son premier, a récolté des éloges partout. Il a été traduit en 12 langues. Qais vit toujours à Kaboul, où il dirige une petite entreprise familiale de tapis et donne, en Europe et aux États-Unis, des conférences sur leur fabrication artisanale. Il a choisi de rester dans son pays natal afin de participer à sa reconstruction. « Mon grand-père croyait en l’Afghanistan, nous a-t-il écrit de Kaboul. Il avait eu du succès comme banquier et marchand de tapis, et il avait préparé ses fils à de solides carrières. Tous ont cru qu’ils devaient rester et contribuer à trouver des solutions aux problèmes dans le pays, et non les fuir.»

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