Santé

Le sexe fort... c’est nous !

Onze découvertes scientifiques qui le prouvent.

Photo: iStockphoto

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Bien sûr, les hommes sont plus musclés que nous. Mais nous sommes faites fortes aussi ! Comme le prouvent de récentes découvertes scientifiques.

1. Nous vivons plus longtemps
On l’aura remarqué autour de soi. Après 85 ans, les hommes se font rares : ils sont deux fois moins nombreux que les femmes. Pourtant, ils naissent en plus grand nombre : 105 garçons pour 100 filles. Mais, à tous les âges de la vie, leur taux de mortalité est plus élevé que le nôtre. La mortalité infantile des garçons est de 22 % plus élevée que celle des filles, mieux armées pour survivre à la naissance. Et en grandissant, les gars adoptent des comportements plus risqués et sont davantage victimes d’accidents.

La maladie cardiaque les guette à la mi-quarantaine car ils ne jouissent pas, comme nous, de la pro­tection des œstrogènes, hormones femelles. Et, pas de chance, la testostérone, l’hormone mâle, joue aussi un rôle dans l’hypertension et le taux de mauvais cholestérol.

2.  Notre sens de l’observation est plus développé
Les neurones ont-ils un sexe ? Les scientifiques n’ont pas fini d’argumenter sur la question. Ce dont on est sûr, cependant, c’est que, pour effectuer les mêmes tâches, hommes et femmes n’utilisent pas les mêmes parties de leur cerveau. Lui performe mieux dans les tests d’orientation spatiale (retrouver son chemin, par exemple), alors qu’elle score plus haut dans les tests de fluidité verbale et de mémoire. Mais ces distinctions sont beaucoup plus subtiles qu’on veut nous le faire croire.

Le biologiste Jean-François Bouvet, auteur du livre Le camion et la poupée (Flammarion) note d’autres différences. D’abord, nous mémorisons mieux l’emplacement des objets, détectons plus rapidement ceux qui ont été déplacés et les replaçons plus précisément au bon endroit (capacité innée ou entraînement dû au ramassage de traîneries ?). Nous aurions aussi une plus grande rapidité de perception et saurions mieux coordonner les gestes de précision. Enfin, les hommes, eux, reconnaissent plus aisément les formes géométriques com­plexes et visent mieux une cible lorsqu’ils lancent un objet.

3.  Notre ADN est plus solide
Nous vivons en moyenne six ans de plus que les hommes. On a toujours attribué cette longévité à nos meilleures habitudes de vie et à la solidité de notre réseau social. Pourtant, dans le monde animal, les fe­melles vivent également plus longtemps, sans égard au mode de vie. Alors, quoi ?

Des chercheurs viennent de trouver l’explication : notre ADN serait moins fragile que celui des mâles. L’an dernier, des généticiens de l’Université Monash, en Australie, ont observé dans les mito­chondries, centrales énergétiques des cellules complexes de l’organisme, l’existence de mutations. Celles-ci, qui n’affectent que les mâles, accélèrent le processus du vieil­lissement. Cette découverte a été faite chez la mouche à fruit, mais, selon les chercheurs, il n’y a aucune raison de croire qu’elle ne s’applique pas à l’homme : l’ADN mitochondrial se transmet selon le même principe chez toutes les espèces animales. Qui a parlé de sexe fort ?

Source : Current Biology

4. Nous sommes plus concentrées
À l’Université de Montréal, on a réalisé une expérience fort intéressante. On a fait exécuter des tâches mentales aux participants et observé ensuite le fonctionnement de leur cerveau. Constat : au lieu de se détendre entre les exercices, le cerveau des femmes revenait sur ce qu’il venait d’accomplir ou planifiait les activités à venir. Pendant ce temps, dans le cerveau des hommes, c’était le calme plat. Conditionnement ou biologie ? Quoi qu’il en soit, nos gars disent peut-être la vérité lorsqu’ils prétendent « ne penser à rien »… Nous devons cette découverte totalement fortuite à Adrianna Mendrek, chercheuse au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

5. Nos sens sont plus aiguisés
Nous sommes pourvues de sens du goût, de l’odorat et de la vue plus développés, grâce aux œstrogènes, selon des scientifiques de l’Université du Michigan. Mais nous ressentons aussi la douleur avec plus d’intensité, d’après une revue d’études menées auprès de 70 000 patients. Pourquoi cette différence ? On cherche encore la réponse. On sait cependant que la douleur ne sollicite pas les mêmes zones du cerveau chez les deux sexes.

Sources : Stanford University School of Medicine, The Journal of Pain

6. Nous sommes aussi intelligentes… Mais plus modestes !
À l’University College de Londres, on a mesuré le Q.I. d’hommes et de femmes du monde entier. La conclusion ? Le quotient intellectuel est égal chez les deux sexes. Par contre, les hommes surestiment leur intelligence alors que les femmes la sous-estiment. Tiens, tiens…

7. Nous sommes plus douées pour le multitâche
Préparer le souper tout en supervisant les devoirs de fiston et en écoutant les infos à la radio. Le multitâche, qui connaît ça mieux que les femmes ? Pour les scientifiques, notre capacité à faire plusieurs choses en même temps n’a pas encore été démontrée de façon probante. En 2010, une équipe de l’Université du Hertfordshire, en Angleterre, a pourtant prouvé que les femmes étaient meilleures pour résoudre un problème mathématique simple, trouver un restaurant sur une carte, chercher une clé et réussir un test de connaissances générales après avoir été interrompues par un coup de téléphone. Par contre, une étude suédoise menée l’an dernier accorde la palme aux hommes, surtout quand les femmes sont au milieu de leur cycle menstruel. D’après cette étude, nous serions plus performantes durant les menstruations et moins durant l’ovulation. On a donc une bonne excuse.

Sources : The Daily Telegraph, Psychological Science

8. Notre morphologie préserve notre santé
On a la culotte de cheval en horreur, mais elle n’est pas mauvaise pour la santé, au contraire. Nous sommes génétiquement programmées pour entreposer les cellules grasses dans ces parties du corps en vue de la maternité. Les femmes enceintes n’ont pas toujours accès à des réserves de nourriture : la nature a donc trouvé ce moyen pour pallier les disettes. Par contre, le gras abdominal, surtout l’apanage des hommes et des femmes ménopausées, prédispose aux troubles cardiovasculaires et au diabète. Plus notre morphologie se rapproche de la poire, plus on est protégée de ces deux maladies.

Source : The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism

9.  Notre système immunitaire est plus performant
C’est démontré, les femelles de toutes les espèces possèdent un système immunitaire plus puissant que celui des mâles. Les
hommes sont plus vulnérables aux infections et à certains cancers. Les femmes, en revanche, sont plus souvent touchées par des maladies causées par un système immunitaire trop réactif, comme le lupus, la sclérose en plaques ou l’arthrite rhumatoïde. Ce ne serait pas à cause des hormones, car en modifiant leur taux sanguin, on n’a observé aucune différence. On cherche maintenant du côté des gènes…

Source : The American Physiological Society

10. Notre corps est plus souple
Les œstrogènes, nos hormones féminines, auraient pour effet d’assouplir tous les tissus mous, tels les muscles, les tendons et les ligaments. Un avantage non négligeable pour des activités comme la danse ou la gymnastique. Aussi, notre organisme dispose de plus de tissu adipeux – excellent pour des sports comme la natation – que celui de l’homme.

Nous ne faisons pas le poids côté force musculaire ? Pas de doute là-dessus. C’est la testostérone qui fait la différence. Nous sommes moins fortes dans la partie supérieure du corps, car l’essentiel de notre masse musculaire est réparti en bas de la taille : jambes, cuisses, fessiers.

Dans les années 1990, des études faisaient valoir que nous étions plus endurantes, notamment sur des parcours de longue distance comme le marathon. Mais, depuis, les avis ont changé. On sait maintenant que les hommes arrivent en tête, à cause de leur taux d’hémoglobine plus élevé. La testostérone favorise la production des globules rouges du sang, qui augmentent le transport de l’oxygène vers les muscles, leur permettant ainsi de soutenir un effort plus longtemps. Le seul avantage des femmes serait un risque moins élevé de blessures musculaires grâce, encore une fois, aux effets protecteurs des œstrogènes. On ne peut pas être tout le temps les meilleures…

11. Nous décodons mieux les émotions des autres
Les femmes sont-elles vraiment meilleures pour sentir les émotions d’autrui ? C’est ce qu’ont voulu savoir des chercheurs de l’Université d’Utrecht, aux Pays-Bas. Ils ont demandé à des femmes de déchiffrer les émotions de personnes photographiées. Puis, on leur a administré de la testostérone, une hormone mâle, et on a refait le test. Résultat ? Les participantes avaient perdu leur capacité à saisir les états d’âme des autres !

Source : Proceedings of the National Academy of Sciences

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