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Léa & Louise

Courir pour vivre

Joanne Normand, sa détermination, sa force et sa discipline.
Par Léa Clermont-Dion
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Courir pour vivre

Lors du dernier Marathon de Montréal, Joanne Normand a été la première Québécoise à franchir le fil d’arrivée situé au parc Lafontaine. L’héroïne a parcouru 42,2 km en 3 heures 1 minute. Une athlète de sa trempe, c’est rare.

Joanne, 43 ans, est une mère de famille. Son clan compte trois ados. Elle court depuis l’âge de 15 ans. La force de la nature cumule les marathons : Toronto, Lévis-Québec, Winnipeg, Rimouski, Philadelphie. Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre des personnalités profondément déterminées qui ont le courage, la discipline et la persévérance d’accomplir leur rêve. Qui sait? Joanne donnera peut-être le goût à des centaines de femmes de se dépasser à leur tour?

Courir pour vivre Joanne Normand (Photo du Marathon Oasis Rock'n'Roll Montréal 2014)

Courir est une drogue douce, une forme d’évasion égayante et nécessaire, puisqu’on court trop souvent pour les mauvaises raisons. On n’arrête pas de courir au travail, à la maison, à la garderie. Mais courir pour courir? Le sentiment de liberté que procure ce sport n’a pas d’égal. Il faut le vivre pour le comprendre.

La course est une source de méditation infinie. À travers le brouhaha quotidien, on a besoin de se reconnecter à l’essentiel. Quand j’affronte une panne d’inspiration, je cours. Ma créativité est alimentée par les chemins que j’arpente.

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J’ai couru à Casablanca au Maroc, j’ai couru à Banfora au Burkina Faso, j’ai couru à Vienne en Autriche, j’ai couru à Berlin-Est en Allemagne, j’ai couru à Paris. J’ai couru à Hochelaga-Maisonneuve et à Outremont. C’est à travers les centaines de kilomètres que j’ai parcourus dans le monde que j’ai pris contact avec les gens, mais avant tout avec moi-même.

La course est démocratique. Elle ne coûte pas un rond. Il suffit d’enfiler des espadrilles et le tour est pratiquement joué.

Et puis, la course est une activité sociale propice aux rencontres. Les coureurs attirent la sympathie, une salutation, un sourire. Il y a quelque chose de profondément universel à ce sport. Peut-être parce que c’est un moyen simple de s’émanciper?

Je pense que je vais rejoindre le Club de course de Châtelaine, et vous?

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