Léa & Louise

L’amour pour une Y

Quand le libertinage a ses limites…

Lea et Louise hires

Chère Louise,

Je suis tombée sur le Spécial Couple du numéro de mars de Châtelaine. Passionnant dossier! Vous avez donné la parole à toutes sortes de personnalités aux visions du couple différentes et colorées. Je me suis reconnue dans les propos de l’humoriste de 30 ans, Kim Lizotte :

«Beaucoup de gens de ma génération ont été blessés, ils ont peur de s’engager. Mes amis sont très carrière, très individualistes, ils ne veulent pas faire de compromis. Moi, je suis profondément une fille de couple. J’aime la stabilité émotive que ça apporte.»

C’est vrai que les Y sont plutôt me, myself, and I. Nous pensons à notre job, à s’amuser, à vivre sans souci. Nos relations sont profondément teintées par cette envie de liberté : le libertinage est tout aussi bien vu que les relations stables. Mais, le libertinage que j’observe n’est pas organisé… Connais personne qui fréquente des club échangistes! Non, c’est plus simple que cela. Nous aimons librement, sans engagement ni contrainte.  Le mot d’ordre? Vivre et laisser vivre.

Il y a autant de visions du couple que de personnalités. Il reste que peu de jeunes de 20 ans sont prêts à s’engager et à laisser tomber les avantages du butinage romantique.

C’est que le mode de vie YOLO (You only live once, un leitmotiv qui s’est popularisé dans les dernières années) vient à coûter cher. Après tout, cumuler les malentendus, les cœurs brisés, les rejets, est-ce vraiment si agréable?

Comment croire au couple quand on jette si souvent après usage? Comment faire confiance?

Pourquoi les jeunes de 20 ans ne rêvent-ils pas si facilement au grand amour? Peut-être que nous avons été habitués à être très gâtés… Assez pour se lasser vite des inconvénients qui nous dérangent chez une personne. Je ne me rappelle pas avoir fait beaucoup de concessions. J’ai été gâtée. Mes parents m’ont tout donné. J’imagine que ça influence ma conception du couple. Me caser, c’est aussi le synonyme d’une perte de liberté… Merde, je suis vraiment en train de dire ça, moi?

J’avoue qu’enfant je rêvais d’être une célibataire indépendante vivant avec un chien dans un loft industriel de Montréal… Pour ne pas répéter les erreurs de mes parents séparés. Souhaitant parvenir à cet idéal d’indépendance, j’ai allègrement jeté après usage et je me suis rarement engagée. Mais, ça m’a lassée.

Maintenant, je rêve d’une petite famille aimante avec mon amoureux. Parce que le libertinage yoloesque a ses limites.

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