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Culture

«Ménopause»: Claudine Mercier sort de la retraite

Une comédie musicale, voilà un projet auquel Claudine Mercier ne pouvait pas dire non! En foulant les planches pour la version québécoise de Ménopause, la parodie musicale, la grande adepte du genre réalise ce qu’elle décrit comme son «rêve de petite fille».
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«Ménopause»: Claudine Mercier sort de la retraite

Photo: Groupe Entourage

Claudine Mercier s’apprête à sillonner les routes avec ses partenaires de scène – les chanteuses Guylaine Tanguay et Geneviève Charest ainsi que l’actrice Catherine Sénart – pour faire découvrir au Québec cette parodie musicale qui porte sur l’inévitable transition hormonale des femmes de plus de 45 ans et qui a déjà attiré 17 millions de personnes de par le monde. 

Pourtant, l’humoriste avait pris sa retraite il y a quelques années, après cinq spectacles solo, et s’est faite très discrète depuis, à l’exception d’un rôle dans la pièce Silence, on tourne! et d’un passage à l’émission La vraie nature. «Mais une comédie musicale, ça m’a tentée! Quand j’étais jeune, c’était ma passion: Singing in the Rain, Sound of Music, tous les grands classiques de Broadway», lance-t-elle. 

C’est une question d’hormones

D’autant plus que le sujet de Ménopause, la parodie musicale a tout de suite interpellé la femme de 64 ans, elle qui a grandement souffert d’insomnie durant cette transition. 

«Je dormais trois heures par nuit, c’était effrayant, se souvient Claudine Mercier. Durant mon dernier spectacle solo, j’étais en plein là-dedans. J’ai trouvé ça difficile. Plus tu lis là-dessus, plus tu te rends compte à quel point c’est sérieux, les changements hormonaux.» 

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En voyant son conjoint se transformer sous la prise d’hormones féminines pour «ralentir» un cancer de la prostate, la star du film Idole instantanée a réellement mesuré toute la puissance de ces substances. «Il est devenu super émotif, je ne le reconnaissais plus. C’est fou ce que les femmes endurent avec leurs hormones. Pensez juste au syndrome prémenstruel qui revient tous les mois!»

Ménopause, qui est présentée à Las Vegas depuis près de 20 ans, aborde tout en humour et en chanson cette période pleine de bouffées de chaleur, de pertes de mémoire et de sautes d’humeur. Adapté pour le Québec par Danièle Lorain, le spectacle reprend des airs populaires des années 60, 70 et 80 en changeant les paroles. Pensez aux Bee Gees ou encore à Aretha Franklin. 

Humour et musique au rendez-vous

Un spectacle au croisement entre l’humour et la musique, c’est pile à l’image de la carrière qu’a eue Claudine Mercier. La danse, par contre, c’est nouveau! 

«Les filles sont toutes très bonnes: elles chantent bien, elles dansent bien, elles jouent bien. Toutes les harmonies sont tellement belles, nos voix vont bien ensemble. Moi, en répétition, j'ai parfois eu un peu de misère avec les chorégraphies… mais une fois que je l’ai, je l’ai bien!»

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Claudine Mercier a tant de plaisir qu’elle sent que son muscle d’écriture comique s’est raffermi. À force de chercher à faire des blagues sur la ménopause, elle a pratiquement créé un nouveau numéro d’humour, qui a provoqué l’hilarité chez les rares chanceux de son entourage qui ont pu l’entendre. 

«Je ne dis pas que je reviens sur scène, précise-t-elle. Mais le plaisir d’écrire des gags, de créer la surprise et de faire rire les autres est toujours là.»

La retraitée ne s'ennuie pas de la vie publique pour autant, bien qu’heureuse de renouer avec la scène le temps d’une tournée. «Être connue ou pas, ça ne m’intéresse pas. Je suis assez timide par nature. Et je me réalise dans autre chose: j’ai fait de la peinture, j’ai écrit une pièce de théâtre pour enfants juste pour le plaisir, j’ai fait des illustrations… je m’occupe ailleurs. Je suis une artiste, j’ai besoin de m’exprimer, et tant que j’ai ça, je suis heureuse.» 

Ménopause, la parodie musicale sera présentée à Montréal du 7 au 15 novembre, puis partira en tournée dans une vingtaine de villes du Québec jusqu’en juin.

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Constance Cazzaniga collabore au magazine Châtelaine depuis l'été 2024. Vous avez pu lire cette ancienne journaliste pigiste dans différents magazines québécois et dans les cahiers spéciaux du Devoir, notamment. Anciennement cheffe de la section culturelle au journal Métro, elle se spécialise en culture, société et art de vivre, avec un intérêt marqué pour la mode, la beauté et la gastronomie. Vous la croiserez peut-être dans une salle de spectacle, en train de lire un essai féministe avant la levée du rideau.

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