Santé

Notre mode de vie a-t-il vraiment une influence sur le cancer?

Les preuves s’accumulent: notre mode de vie aurait vraiment une incidence sur le cancer. Trois habitudes à corriger.

Non-Cigarette

Photo: IStock

Boire trop et souvent
Au-delà d’une consommation d’alcool par jour, le risque de cancer du sein augmente. Il y a là-dessus un consensus scientifique. Comment l’expliquer ? Encore récemment, on vantait les vertus du vin rouge, non ? En fait, les boissons alcoolisées exposent l’organisme à deux substances cancérigènes : l’éthanol et l’acétaldéhyde, ce dernier élément se formant lors de la transformation de l’alcool par le foie. Boire plus qu’il ne faut hausse en outre le taux d’œstrogènes – un facteur de risque du cancer du sein – et nuit à l’absorption d’éléments nutritifs qui protègent contre les lésions cellulaires, comme l’acide folique et les vitamines A et C.

Fumer
De une à quatre cigarettes par jour multiplient le risque de cancer du poumon par cinq chez les femmes, selon l’Institut norvégien de la santé publique. Incroyable mais vrai : ce cancer tue deux fois plus de Québécoises que celui du sein !

Mal gérer le stress
Nos vies de fous nous rendent-elles plus vulnérables ? Certains chercheurs prétendent que oui, d’autres que non. Selon une étude de l’Université de l’Ohio parue en 2013, un gène de stress aiderait les cellules cancéreuses du sein à se répandre dans l’organisme. Pas rassurant ! Le Dr Eduardo Franco, directeur de la Division d’épidémiologie du cancer de l’Université McGill, apporte heureusement des nuances. « Le stress ne cause pas le cancer. Cependant, il peut diminuer la vigilance du système immunitaire. » Pour ce médecin qui étudie les causes du cancer dans de vastes populations, la crainte qu’il nous inspire ne doit pas nous empêcher de vivre. « Plusieurs facteurs hormonaux, environnementaux, chimiques, biologiques et physiques contribuent aussi au développement de cellules malignes », dit-il. Et le stress fait partie de l’existence. « Le secret, c’est de profiter de tout avec modération », conseille-t-il.