Société

Voici comment recycler comme une écolo avertie

Recycler est l’un des gestes environnementaux les plus faciles à intégrer à notre routine. Pour être efficace, il exige toutefois un minimum d’efforts. Voici quelques trucs pour optimiser notre utilisation du bac vert ou bleu.

Entre le boulot, les courses et les mille et une tâches ménagères, on n’a pas toujours le temps de vérifier ce qui doit ou non terminer sa vie dans le bac de recyclage. «Au Québec, on estime que, dans le doute, plus de la moitié des consommateurs choisissent de mettre leurs déchets au recyclage plutôt qu’à la poubelle. Cela indique que nous avons intégré l’habitude de recycler, mais pas nécessairement que nous recyclons bien», dit Brigitte Geoffroy, porte-parole de Recyc-Québec, société d’État qui gère la récupération et le recyclage. En fait, en remplissant ainsi son bac les yeux fermés, on risque de compromettre l’ensemble de la chaîne de tri. Pire, on peut mettre en danger la sécurité de ceux et celles qui y travaillent.

S’y retrouver dans les plastiques

Il faut garder en tête que seuls les objets en papier, en carton, en plastique, en verre ou en métal sont recyclés. «Le plus compliqué, c’est le plastique», souligne Brigitte Geoffroy. Lequel est recyclable ? Lequel ne l’est pas ? Pour s’y retrouver, elle suggère de se fier au numéro imprimé sur le produit, dans le logo en triangle avec trois flèches. «Si le logo n’est pas là, ça va à la poubelle, lance-t-elle. S’il est présent, on peut mettre l’article dans le bac de recyclage, à l’exception du plastique numéro 6, la fameuse styromousse, qui n’est pas accepté partout. » Mais attention ! Ce n’est pas parce qu’un type de plastique est recyclé à Trois-Rivières qu’il l’est également à Montréal ou à Drummondville. «Chaque région, parfois chaque municipalité, a ses propres règles, car les centres de tri ne possèdent pas tous les mêmes équipements», explique Gabrielle Lamontagne, technicienne en développement durable dans le milieu collégial. Et dans le doute, on s’informe ! L’appli «Ça va où ?» de Recyc-Québec peut nous être utile. Elle permet, en quelques clics, de savoir comment disposer d’un contenant vide de crème glacée, de notre vieux cellulaire ou des jouets du petit dernier : recyclage? poubelle ? écocentre ?

Séparer les matières… le plus possible

Est-il nécessaire de retirer les agrafes de son magazine préféré avant de le déposer dans le bac bleu ? «Oui… dans la mesure du possible», répond Brigitte Geoffroy. Et qu’en est-il du bouchon de plastique du litre de lait en carton : on l’enlève ou pas ? «Oui, toujours oui…», dit-elle. Ici, nos efforts supplémentaires servent surtout à simplifier la tâche des trieurs. Ce petit plus permet aussi d’écarter les éléments des emballages qui ne se recyclent pas. «Dans une boîte de céréales, la partie en carton se recycle, mais pas le sac en plastique à l’intérieur», précise la porte-parole de la société d’État. Plus encore, en se donnant la peine de regrouper les déchets similaires dans le bac, on facilite grandement le travail dans les centres de tri. «On peut, par exemple, mettre tous les sacs de plastique ensemble dans un sac», suggère Amélie Côté, consultante et spécialiste en gestion des matières résiduelles. Aussi, on retire les étiquettes sur les boîtes de conserve et sur les pots de beurre d’arachide.

Bien rincer !

À l’été 2019, le centre de tri de Montréal a été menacé de fermeture parce que l’air y était devenu irrespirable. C’est principalement pour cette raison, et pour protéger la santé des travailleurs de ces établissements, qu’on nous encourage à rincer adéquatement ce qu’on dépose dans le bac vert. Qui plus est, de nombreux centres ne sont tout simplement pas équipés pour nettoyer les matières reçues, ce qui rend leur transformation beaucoup plus ardue. Prendre quelques minutes de plus pour rincer les contenants, ça peut donc faire toute la différence !

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