Vie pratique

Finances personnelles : 6 astuces pour réduire son endettement

Les factures s’accumulent. Les intérêts grimpent. Le stress augmente. Et l’envie de dépenser demeure... Avant de sombrer dans un gouffre financier, on met en pratique les conseils de ces expertes.

1. Prendre conscience du problème

On ne s’endette pas du jour au lendemain. On commence par être incapable de rembourser la totalité du solde de sa carte de crédit, puis la même situation se répète pour la deuxième carte, qu’on a dégainée en attendant de pouvoir régler le solde impayé de la première… Si rien n’est fait pour rectifier le tir, c’est le début d’une débâcle financière.

La première étape est d’admettre le problème. « Évitez le déni et regardez les choses en face, car plus vous agirez rapidement, plus vous aurez accès à un éventail de possibilités qui ne seront plus accessibles si vous attendez trop longtemps », indique Emmanuelle Gril, journaliste spécialisée en finances personnelles et autrice du livre 99 trucs pour réduire l’endettement (Les Éditions du Journal).

2. Calculer sa marge de manœuvre

Peut-on se permettre d’acheter cette paire de chaussures, ce vélo ou cette cafetière haut de gamme ? Difficile de le savoir si on n’a pas un portrait juste de sa situation financière. « Je recommande à mes clientes de scruter à la loupe tout ce qu’elles paient pendant un mois. Elles seront par la suite au fait de combien cela leur coûte pour vivre et verront, en fonction de leurs revenus, quelle est leur marge de manœuvre », dit Nathalie Jacques, planificatrice financière à la SunLife. Par exemple, si une personne a des dépenses de 2000$ par mois et des revenus nets de 3000$, elle profite d’un surplus mensuel de 1 000 $. L’acquisition de ces beaux bottillons ne risque donc pas de la mettre sur la paille. Mais si elle arrive kif-kif, elle doit y penser à deux fois avant de se lancer dans des dépenses non essentielles. Sinon, elle pourrait bien payer son achat en double avec les frais d’intérêts.

3. Faire des listes

Fait-on l’épicerie de la semaine en improvisant totalement ? Non. On planifie ses repas des prochains jours et on dresse une liste des produits dont on aura besoin. Bref, on s’organise. Pourquoi ne fait-on pas la même chose lorsqu’on magasine des vêtements ? « Je recommande de faire une liste des articles qui répondent à des besoins, et de mettre un plafond de dépenses. C’est un bon truc pour éviter de succomber aux achats spontanés qui font dérailler le budget », dit Stéphanie Paquin, conseillère budgétaire à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) du Nord.

4. Prévoir les imprévus

Dans les histoires de surendettement, beaucoup affirment qu’ils ont perdu la maîtrise de leurs finances en raison d’une dépense imprévue, comme les frais d’entretien de la voiture ou une visite chez le dentiste. « Or, était-ce vraiment imprévisible ? » s’interroge Stéphanie Paquin.

En réalité, c’est rarement le cas : les véhicules exigent des réparations, les toits coulent, les réfrigérateurs rendent l’âme. Rien de nouveau.

« Le problème, c’est que les gens prennent en considération les dépenses courantes dans leur budget, mais omettent de planifier les autres », ajoute-t-elle.

Pourtant, personne n’échappe aux « imprévus ». Ceux-ci se planifient, en mettant de l’argent de côté dans un fonds d’urgence. « La carte de crédit ne doit pas devenir une béquille à la mauvaise planification », soutient Stéphanie Paquin.

5. Voir venir les périodes critiques en amont

La rentrée scolaire, le temps des Fêtes, la relâche, les vacances estivales… C’est souvent lors de ces moments qu’on perd le nord budgétaire. «Les gens deviennent fébriles et dépensent sans compter», remarque Stéphanie Paquin. Financièrement parlant, ces périodes de l’année s’organisent. Par exemple, on épargne petit à petit afin d’avoir les sous pour la location du chalet des vacances.

6. Éviter les achats en ligne

Surfer sur le site d’une boutique de vêtements griffés après avoir couché les enfants, alors que le cerveau est en compote, ce n’est peut-être pas la meilleure stratégie pour prendre des décisions éclairées ! « Le problème des achats en ligne, c’est la spontanéité », dit Stéphanie Paquin. En quelques clics, on peut dépenser des centaines, voire des milliers de dollars. Parfois, uniquement pour se consoler d’une mauvaise journée. Une pratique financièrement dangereuse, car en achetant en ligne, on ne s’accorde pas un moment de réflexion.

Quand on se déplace en magasin, on doit faire le trajet vers la boutique, trouver la pièce, passer à la caisse, etc. Ça donne le temps de repenser à son affaire », explique la conseillère.

Autre bon truc : ne pas hésiter à se désabonner des infolettres, ces miroirs aux alouettes qui polluent les boîtes de courriel et qui attisent insidieusement les désirs de consommation. « N’oubliez pas, réduction du stress financier rime avec bonheur », conclut Nathalie Jacques.

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