Édito: Résolutions résolument écolos pour nous tous

Et si, cette année, on prenait la résolution de dorloter notre planète? La rédactrice en chef Johanne Lauzon et l’équipe de Châtelaine s’engagent à agir. Voici quelques-unes de leurs résolutions.

 

Photo: Getty Images/Martin Poole

Perdre du poids? Déployer son ambition? Prendre davantage de temps pour soi? Ce sont là des résolutions fort louables. Mais si, cette année, on visait plus haut, plus grand, au-delà de nos nombrils? Et si, toutes ensemble, on décidait de faire quelque chose pour notre planète? Un geste à la fois, à la portée de chacune, selon ses moyens. Une façon de prendre soin des autres, de la faune, de la flore, de la terre…

Il y a quelques semaines, plus de 500 artistes, leaders et scientifiques québécois nous ont invités à réduire notre empreinte écologique en nous engageant à signer le Pacte pour la transition. Un appel citoyen vibrant. L’équipe Châtelaine a répondu «présente»!

Portées par cet élan, Ann, Nathalie, Andréanne, Michèle, Céline, Anne et les autres ont adopté de nouvelles habitudes plus vertes… ou vont le faire. En voici quelques-unes que j’avais envie de partager avec vous – cela, sans aucune prétention de notre part, juste pour que les idées circulent!


«Je prévois acheter davantage de produits locaux et d’aliments en vrac. Je vais continuer à privilégier le transport en commun et la marche. Je veux aussi réduire ma production de déchets en réutilisant et en recyclant encore plus.» Nathalie Elliott, réviseure-correctrice


«À la maison, nous avons adopté les brosses à dents en bambou, les produits nettoyants québécois non toxiques et les sacs biodégradables pour la litière du chat. Nous venons de faire l’achat d’un appareil de gazéification pour remplacer les bouteilles d’eau gazéifiée. Nos douches sont plus courtes et nous évitons de laisser couler l’eau pour rien. Nous avons un thermostat programmable, ce qui nous permet de baisser le chauffage la nuit ou en notre absence. Nous mangeons local et de saison, et nous nous limitons à deux repas de viande par mois.»  Ann Ross, directrice de production éditoriale


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«Un geste que je compte intégrer dès aujourd’hui: cesser d’acheter matin après matin mon café dans un verre en carton avec petit couvercle de plastique. Je vais me munir d’une tasse personnelle… Un autre: bannir les emballages individuels pour éviter d’emplir mon bac à recyclage.» Céline Fortier, réviseure-correctrice


«Notre famille, avec deux ados de 12 et 15 ans, a renoncé à la voiture il y a plus de cinq ans. Prochain défi: m’attaquer au gaspillage alimentaire…» Anne Fleischman, journaliste


«J’augmente la part “zéro déchet” de mon épicerie en me procurant en vrac légumineuses, fruits séchés, farine, pâtes, produits de lessive… J’apporte mes contenants chez mon boucher pour toutes les charcuteries, fromages tranchés et viandes. Je suis passée d’un souper végé par semaine à deux, et j’ai réduit le nombre de repas de bœuf à un par semaine. J’ai troqué le gel douche contre le savon en barre, vendu sans emballage. Je commande d’Équiterre mes paniers bios et locaux même en hiver, pour m’inciter à cuisiner davantage avec des légumes de saison.» Andréanne Moreau, journaliste


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«L’eau de mon quartier goûtant beaucoup le chlore, j’étais devenue une consommatrice irresponsable d’eau embouteillée… La vue du continent de plastique a fait son chemin: je me suis convertie au pichet avec filtre.» Michèle Mayrand, rédactrice mode-beauté


«J’évite d’utiliser ma voiture en ville. Je viens déjà travailler à pied, à vélo ou en transport en commun. À partir de maintenant, je privilégierai les aliments produits localement, c’est certain, et bios dans la mesure du possible. Je diminuerai ma consommation de bœuf, j’achèterai des produits d’hygiène biodégradables, et je réduirai mes déchets domestiques en me mettant enfin au compostage.» Daniel Chrétien, rédacteur en chef adjoint


Pour ma part, je recycle, je composte, je réutilise… Je me promets de faire usage de la machine à coudre que j’ai récupérée chez ma mère et ainsi donner une seconde vie à des tissus – je compte fabriquer, par exemple, des sacs en coton pour le pain, pour remplacer ceux en plastique. Également, je vais compenser le plus possible les émissions de CO2 lors de mes longs trajets (surtout en auto) en faisant un don à un organisme de lutte contre les changements climatiques.

Prendre soin de notre planète, c’est plus qu’une résolution à prendre. C’est un devoir citoyen. Pour la prochaine année et pour toutes celles qui suivent.

Sur ce, bonne année 2019!

Johanne Lauzon, rédactrice en chef

Écrivez-moi à  johanne.lauzon@chatelaine.rogers.com

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