Santé

«Comment le sport a changé ma vie»

Certaines femmes commencent à faire du sport sur le tard, d’autres s’y mettent à la suite d’un changement important dans leur vie. Des lectrices nous racontent ce qui les a décidées à faire le pas.

Photo: iStock

Photo: iStock

 

 « J’ai surmonté mon angoisse de faire du sport »

« Quand j’étais plus jeune, je n’étais pas très douée pour le sport et plutôt rondelette. Je me souviens même d’avoir fait une demande à la direction de mon école pour passer une heure à la bibliothèque au lieu d’aller suivre le cours d’éducation physique ! C’est dire à quel point ça m’angoissait ! Et puis un jour, à l’âge adulte, j’ai décidé de m’inscrire dans un gym et ça a changé quelques-uns de mes a priori sur l’activité physique. Malheureusement, après avoir entamé une relation toxique avec un homme, j’ai tout abandonné de nouveau. Quelques années plus tard, après m’être séparée, j’ai pris des cours de danse latine et d’aérobie. Ç’a été une vraie révélation ! J’ai enfin compris que j’aimais bouger. La musique m’aidait à apprécier l’exercice et me rendait heureuse. Ça m’a beaucoup aidée à me remettre sur pied ! »

– Carine

 « J’ai couru un demi-marathon à Las Vegas »

« J’ai commencé à faire de la course à pied à 56 ans, en plein hiver, et en cachette de mon amoureux de l’époque, qui était lui aussi un coureur. Mon but était de réussir à courir 5 kilomètres pour lui faire une surprise. Mais en juillet de cette même année, mon frère est décédé subitement. À l’automne, c’est ma relation amoureuse qui s’est éteinte. Je me suis alors mise à réfléchir sur la durée de notre passage sur Terre et sur les épreuves que la vie nous envoie. Et j’ai vite réalisé que j’avais besoin d’un gros défi pour retrouver le sourire… Je me suis donc inscrite au demi-marathon du Portugal et je l’ai immédiatement annoncé sur Facebook. Ouf ! Qu’est-ce que je venais de faire là ? Trop tard, les bravos et les félicitations inondaient ma page. Je ne pouvais plus reculer. À l’aide d’un entraîneur privé, je me suis mise à courir de 3 à 4 fois par semaine, beau temps, mauvais temps. En octobre, j’ai couru mon premier 21 km à Lisbonne. J’ai malheureusement dû terminer en marchant, à cause d’une douleur à la hanche. N’empêche, un mois plus tard, je me suis reprise en participant au demi-marathon de Las Vegas. Enfin, mon travail a payé ! J’ai terminé 156e sur 657 participantes dans ma catégorie d’âge, soit dans le premier quart. Inutile de dire que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps quand j’ai vu le fil d’arrivée sur la Strip, le soir, éclairé par toutes ses lumières ! Depuis, j’encourage toutes les femmes à relever des défis personnels et à sortir de leur zone de confort, car si on s’entraîne bien, rien n’est impossible. »

 – J. D. 

 « Je me suis mise en forme après une maladie grave »

« J’ai toujours été active, mais sans plus. J’étais inscrite dans une équipe de volleyball avec des copines et cela me suffisait. En avril 2011, je me suis soudainement retrouvée hospitalisée pour une rhabdomyolise grave. Mon corps s’était mis à produire des protéines CK en quantité industrielle, ce qui provoquait des douleurs atroces dans mes muscles, surtout aux membres inférieurs. Mes cuisses ont enflé à un point tel que j’avais de la difficulté à bouger mes jambes. Après avoir passé 7 jours à l’hôpital, je suis ressortie avec une canne, pas mal moins de masse musculaire, et tout à réapprendre! Je me suis donc dit que c’était le temps ou jamais de me remettre en forme. Dès lors, je me suis inscrite dans une ligue extérieure de volleyball féminin, et j’ai commencé à faire de la marche tous les jours. Quelques mois plus tard, ma mère a appris qu’elle souffrait d’un cancer du poumon. Ça m’a donné encore plus de motivation pour reprendre ma santé en main. Je me suis mise à courir, j’ai pris des cours de spinning, je me suis acheté un vélo de route… Un an plus tard, j’ai fait Québec-Rimouski en vélo au profit de l’Association du cancer de l’Est du Québec. C’était trois semaines exactement après le décès de ma mère… Depuis ce temps, l’exercice fait partie de ma vie. Je ne suis pas une athlète, mais ça m’aide à passer à travers les moments difficiles. Et j’ai refait Québec-Rimouski deux fois depuis ! »

– Nathalie

« Je fais du sport avec ma fille, pour retrouver la santé »

«J’ai vécu une séparation tumultueuse, à la suite de laquelle j’ai pris 70 livres. Ma fille a vécu cette rupture tout aussi difficilement, et a pris beaucoup de poids, elle aussi. Nous nous sommes toutes les deux retrouvées avec des problèmes de santé : apnée du sommeil, migraines intenses, essoufflements… Alors, pour l’année 2015, je nous souhaite de retrouver la forme. Pour commencer, nous nous sommes inscrites dans un gym et nous sommes suivies par un entraîneur et une nutritionniste. Ça coûte cher à la mère de famille monoparentale qui travaille à temps partiel que je suis, mais ça en vaut la peine ! »

– Chantale

 « À 59 ans, je parcours 10 km par jour »

« J’ai commencé à m’entraîner à 50 ans. Mon but : parcourir 60 km en deux jours en compagnie de ma sœur cadette, au profit d’une fondation. Je n’avais jamais fait d’exercice auparavant. J’ai maintenant 59 ans, et je marche ou cours 10 km par jour depuis. L’an dernier, à la suite de graves problèmes d’anxiété liés au décès de ma mère, j’ai quitté mon travail. Le Qi gong yoga et la méditation m’ont aidée à m’en sortir. Je suis très en forme pour une femme qui arrive à la soixantaine, et je suis surtout fière de moi. Ça m’a même donné l’impulsion de m’inscrire au cégep pour faire une technique en diététique ! »

– Francyne 

« Mon insomnie a diminué de 50% »

Je me suis mise à pratiquer le yoga et la méditation après avoir consulté beaucoup de spécialistes qui me donnaient des somnifères, car je souffre d’insomnie chronique. Depuis ce temps,  ma situation a changé quand même de 50%! Ensuite, je me suis mise à faire de la marche et du vélo stationnaire, car j’avais des battements de coeur irréguliers, ce qui m’a permis de me stabiliser!

– Francine Paiement