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Société

Ce qu’une thérapeute spécialisée en amitié m’a appris

Et ses meilleures pistes pour résoudre trois problèmes courants.
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Ce qu’une thérapeute spécialisée en amitié m’a appris

Illustration: iStock

Avec les années, il arrive que des amitiés s’effritent. La mienne n’y a pas échappé. On change, on se heurte, ou on cesse simplement de nourrir la relation. Comme plusieurs, je me suis demandé s’il était possible de renouer avec cette personne ou s’il valait mieux accepter que la relation appartienne au passé. Je me suis donc tournée vers une thérapeute spécialisée en relations d’amitié (oui, ça existe!).

La psychothérapeute Amanda Neves, directrice clinique d’Amanda Neves Therapy, à Toronto, m’explique que les questions liées à l’amitié sont rarement la raison pour laquelle les gens entreprennent une thérapie. Le plus souvent, dit-elle, « les gens arrivent avec un problème précis. En creusant, ils réalisent que ce problème s’inscrit dans un ensemble plus large de dynamiques internes qui influencent plusieurs de leurs relations ».

Cette prise de conscience amène parfois certains clients à inviter un ami à participer à quelques séances. « Il s’agit alors d’avoir une conversation plus franche, dans un cadre sécurisant, avec l’appui d’un thérapeute pour guider les échanges », précise-t-elle.

Cela dit, la thérapie d’amitié ne mène pas toujours à une réconciliation. Comme en thérapie de couple, rappelle Amanda Neves, certaines relations prennent fin à l’issue du processus. Et ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. 

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Voici ses meilleurs conseils pour faire face à trois situations courantes en amitié.

Vous avez du mal à rester en contact?

On a tous un ami qui pourrait passer des heures au téléphone. Et si vous vous reconnaissez là-dedans, il n’y a absolument rien de mal à ça! En ce qui me concerne, les longues conversations et les échanges de textos interminables m’épuisent. Je préfère de loin les rencontres en personne, mais je sais que ce n’est pas toujours évident.

Pour composer avec des styles de communication différents, Amanda Neves suggère une option simple : s’envoyer des mémos vocaux. « Ils permettent d’entendre la voix de l’autre, son rire, ses intonations. Ce n’est pas une conversation en direct, mais c’est tellement plus chaleureux qu’un texto. » Sans compter que le destinataire peut choisir de répondre au moment qui lui convient.


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Vous ne vous souvenez plus de la dernière fois où vous vous êtes vus?

Selon la thérapeute, la régularité fait toute la différence. Planifier un rendez-vous récurrent, qu’il s’agisse d’un souper à chaque saison ou d’une journée annuelle au spa, permet de garder la relation bien ancrée dans le quotidien. L’important est de l’inscrire à l’agenda et de le respecter. « La régularité est essentielle pour se sentir connecté à l’autre », rappelle la psychothérapeute.

Je peux en témoigner. En janvier, une amie et moi avons acheté des laissez-passer pour notre spa préféré, avec l’idée de s’y retrouver une fois par mois avant leur expiration. Ces rendez-vous mensuels sont vite devenus des repères. Ils ont renforcé notre lien en nous donnant l’espace pour partager, chaque mois, les hauts et les bas de nos vies. 

Vous avez changé (ou les autres ont changé)

Il est fréquent que des amis s’éloignent lorsque les modes de vie évoluent, observe Amanda Neves. L’un arrête de boire de l’alcool, l’autre déménage à l’autre bout de la ville, un troisième devient parent. « Il faut laisser aux gens la liberté d’évoluer et accepter ce qu’ils sont en mesure d’offrir à un moment donné, poursuit-elle. Ça peut aussi vouloir dire aller chercher ailleurs le sentiment d’appartenance dont on a besoin. »

Dans le cas de la psychothérapeute comme dans le mien, le fait de ne pas avoir d’enfants l’a amenée à s’inscrire à un cours d’improvisation hebdomadaire. « Je ne me sens pas toujours parfaitement à ma place dans ces nouveaux environnements, mais je m’ouvre à la possibilité de créer de nouvelles relations », dit-elle.

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Et que faire de cet ami qui vous occupe l’esprit? Pour Amanda Neves, ce n’est pas anodin. « C’est de l’amour, conclut-elle. Le fait de penser à cette personne révèle ce qui compte pour vous. À vous de voir si ce lien peut encore nourrir votre vie, ou si ces besoins trouveront leur place ailleurs. »



La version originale (en anglais) de cet article a été traduite par l’équipe de Châtelaine en janvier 2026. 

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Maureen Halushak est la rédactrice en chef de la version anglophone de Chatelaine. En dehors de son travail, elle aime courir, lire et passer du temps avec son mari et leurs deux gros chiens.

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