Sport extrême au féminin: la reine des vents

« Les sports d’action me rendent heureuse et m’aident à vaincre l’anxiété. » C’est pourquoi Dominique Granger, 30 ans, pratique le surf et le kitesurf depuis 10 ans.

 
Photo: Salty Souls

Il y a 10 ans, Dominique Granger, de Longueuil, a réalisé à quel point le sport lui faisait du bien. « Plus je bouge, mieux je me sens, fait-elle, tout sourire. La décharge d’endorphines que ça entraîne n’est pas désagréable du tout ! » Elle a choisi une activité parfaite pour sortir de sa zone de confort et repousser ses limites : le kitesurf, qui consiste à glisser à grande vitesse sur l’eau, debout sur une planche tirée par un cerf-volant spécial.

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Avant de prendre son envol, Dominique a toutefois dû surmonter un obstacle de taille : sa phobie de l’eau ! « Même si je savais nager, j’étais prise de crises de panique dans l’eau, dit-elle. Mais dès mon premier cours de kitesurf, j’ai tout de suite su que c’était ce que j’allais faire de ma vie. »

Photo: Patagonia/Richard Hallman

Après des études en kinésiologie, elle part pour Cape Hatteras, en Caroline du Nord, afin de ­devenir instructrice de kitesurf. Ses contrats de journaliste, animatrice, commentatrice sportive, ­photographe, traductrice et animatrice de réseaux sociaux, tous liés aux sports extrêmes, l’amènent à voyager partout dans le monde pour profiter des meilleurs sites de kite. Bref, Dominique a trouvé le moyen d’être payée pour jouer dehors ! « J’aurais du mal à travailler de neuf à cinq, dit-elle. Je suis incapable de faire ce que je n’aime pas. »

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« Le sport fait toute la différence dans ma vie. Il m’aide à combattre l’anxiété sans médicaments. » Dominique reste désireuse de partager avec les autres les bienfaits de ses activités à l’extérieur. Ainsi, à l’hiver 2015, elle a donné dans les écoles secondaires des conférences à titre d’ambassadrice de Fillactive, un organisme qui incite les adolescentes à bouger… juste pour le plaisir de la chose.

Toujours prête à partir, au moment où nous l’avons rencontrée, elle venait d’accepter un emploi de rédactrice sur les sports extrêmes pour Red Bull en Autriche.

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