Testé et approuvé: arts martiaux mixtes

Envie de se prendre pour George St-Pierre le temps d’un entraînement aussi euphorisant que rigoureux? On a testé les arts martiaux mixtes.

 

Les arts martiaux mixtes, aussi connus sous le nom de « combat extrême » ou MMA (mixed martial arts), combinent plusieurs sports de combat : ceux qui se pratiquent debout – boxe, kick-boxing, muay-thaï – et ceux qui s’exécutent au sol – lutte, jujitsu brésilien, submission fight, le tout en style libre.

Photo: Chase Jarvis/Getty Images

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J’avoue avoir été saisie d’une certaine nervosité à la seule mention du terme « combat extrême ». Jusqu’à ce que David Teman, le sensei (maître) du Mushin Fight Club me rassure : je ne vais tuer personne aujourd’hui. Et, en 20 ans d’enseignement, il n’a vu que deux nez cassés.

Après un échauffement digne de Rocky, on se met en équipe de deux et on commence les enchaînements de boxe. Jab, uppercut, crochet, direct. Ce qui demande une concentration de tous les instants. Je sue à grosses gouttes, et Samira, ma partenaire d’entraînement et guerrière d’expérience, évite tous mes coups en rigolant.

Quand c’est mon tour d’esquiver, elle a la gentillesse d’y aller mollo, et de me laisser toutes les chances de conserver mon nez intact. Je découvre à ce moment que mon adversaire n’est pas là pour me démolir, mais pour faire de moi une meilleure combattante.

David circule entre les pugilistes, le regard aiguisé. Il corrige un mouvement, le déconstruit pour l’élève, fait la démonstration d’une exécution parfaite. Quand j’arrive enfin à enchaîner de façon à peu près correcte, il ajoute des jeux de jambes, des kicks et des prises pour faire tomber l’autre. On passe ensuite à la lutte au sol. Roulades, techniques d’immobilisation, de clés et d’étranglement. Je comprends vite que taper deux fois au tapis signifie que j’abdique !

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Moment de vérité à la fin du cours : chacun doit combattre pendant deux minutes. Les autres participants, femmes et hommes, s’entraînent tous depuis longtemps. Ils sont beaux à regarder : le combat est un art.

Je croyais pouvoir échapper à mes deux minutes de lutte, mais sensei David ne me donne pas le choix. « Si tu veux vraiment écrire sur les arts martiaux mixtes, tu dois y aller. » Ç’a été les deux minutes les plus chargées en adrénaline de ma vie. J’ai adoré ça !

Évidemment, j’ai perdu, mais, comme dit David : « En arts martiaux, ou tu gagnes, ou tu apprends. » J’y suis retournée la semaine suivante, et l’autre d’après. Osu ! (C’est la salutation d’usage entre deux opposants.)

Pour qui ? Les filles qui ont envie d’un boost de confiance, et celles qui traversent une rupture pénible. Ça défoule !

Où ? Le Spirit Gym, 1845, rue Saint-Zotique, Montréal

Combien ? C’est 240 $ + taxes la session pour 3 cours par semaine et 1 atelier de combat.

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