Testé et approuvé: la natation

La natation est un sport complet: exigeant pour le cardio, indulgent pour les articulations et favorable à un développement musculaire harmonieux.

 

Je croyais savoir nager. Enfant, j’avais suivi des cours et, depuis, quelques coups de « brasse cocktail » (ce surplace sans effort qu’on fait en rigolant avec les copines dans un lac) avaient suffi à me persuader que je n’avais pas perdu la touche.

Jusqu’à ce que je commence à fréquenter la piscine de l’Association sportive et communautaire du Centre-Sud et que j’y fasse la connaissance de Jaime Richard, coach de natation émérite. Envolées, mes illusions. Au bout de 10 misérables petits mètres de crawl, j’ai dû m’accrocher au câble en râlant, bien obligée de constater que je n’avais aucune technique ni maîtrise de ma respiration, pas plus que la moindre idée de la façon dont j’allais réussir à coordonner tous ces mouvements qui feraient de moi une nageuse.

Photo: Patrik Giardino/Getty Images

« La nage, c’est technique, et plus on veut aller vite, plus il faut nager lentement », répète Jaime. Aucune difficulté d’apprentissage ne résiste à ses conseils avisés. Rotation, respiration, fluidité du coup de bras, elle n’hésite pas à sortir son téléphone pour filmer sa gang, histoire de corriger un mouvement trop précipité. Je l’ai vue prendre en main des gens qui avaient une peur phobique de l’eau et en faire de vrais nageurs. Un coup de bras à la fois.

Au programme aujourd’hui, 400 mètres de réchauffement avec planche, pour travailler les battements de pieds, avec flotteur jambier (pull-buoy) entre les jambes, pour améliorer le coup de bras, et un crawl relax, pour réveiller le corps. Puis on passe aux « éducatifs », une série d’exercices visant à répéter jusqu’à la perfection chacun des mouvements spécifiques de la nage du jour. La redoutable « poule » (qui consiste à nager avec les bras repliés comme ceux d’une poule pour nous obliger à bien amplifier la rotation du tronc) provoque quelques « bouillons » monumentaux, suivis de fous rires. Personne ne rivalise de grâce, mais le truc fonctionne. Nous apprenons tous à pivoter sur notre axe central, ce qui facilite tout le reste.

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Enfin, le plat de résistance, les intervalles où l’on alterne vitesse et récupération, jusqu’à l’épuisement total. Aujourd’hui, ce sera 12 fois 100 mètres à vitesse progressive. Il faut donc bien doser nos efforts.

Dix minuscules secondes de récupération entre chaque série. Il n’y a pas de sport plus « accueillant » pour le corps, dans cette apesanteur qui nous ramène au cocon originel, ni de sport plus difficile, puisqu’il faut sans cesse se battre contre la résistance de l’eau. Dans le dernier droit, on donne tout ce qu’on a, la poitrine en feu, les bras morts, mais euphorique. Flot d’endorphines garanti !

Pour qui ? Celles qui ont envie de parfaire leur technique de nage.

Où ? Presque toutes les piscines municipales ont un club de maîtres nageurs avec horaires spécifiques, ce qui évite la congestion dans les couloirs des heures de bain libre.

Combien ? Pour un coach privé, c’est en général 35 $ l’heure, coût que l’on peut partager à plusieurs. Sinon, les frais d’adhésion à un club sont d’environ 200 $.

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