Testé et approuvé: l’acroyoga

Notre chroniqueuse Geneviève Lefebvre a testé l’acroyoga. Pour elle, c’est le terrain de jeu idéal pour cultiver souplesse et ouverture d’esprit.

 
Photo: Piotr Redlinski/Corbis

L’acroyoga, c’est l’enfant né des amours d’une mère acrobate et d’un père yogi, un art autant qu’un sport. Il repose sur un principe simple : le corps est un canevas, à nous d’en faire une œuvre d’art.

Dans l’immense studio lumineux de Zéro Gravité, on est accueilli par Costa Koutrokois. L’instructeur de 45 ans, qui travaille aussi en centre jeunesse, est un modèle de calme, de souplesse et de puissance tranquille. Juste à l’ambiance qu’il installe, les participants savent qu’ils ne sont pas dans une classe de fitness ordinaire… Suis-je dans un cours de yoga, de cirque ou de théâtre ? « Les trois », me répond-il en riant. Il s’agit de retrouver le sens du jeu, le plaisir de bouger avec l’innocence de l’enfance et la joie d’entrer en communication avec l’autre.

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Échauffements ludiques où l’on marche « en araignée » sur le plancher de bois franc, postures d’étirement, de concentration et d’équilibre, expression corporelle, jeux qui combinent respiration, mouvements et cris – oui, c’est intimidant, c’est le but !

Puis, on passe aux choses sérieuses, c’est-à-dire les postures « interactives » que l’on exécute avec une autre personne. Difficile de faire une chandelle en équilibre par-dessus son partenaire ? Oui. Mais pas autant que de partager confiance, communication et proximité physique avec quelqu’un qu’on ne connaît pas… Disons que ça fait travailler les barrières psychologiques, les tabous et la difficulté à s’abandonner – bref, pas juste les abdos et les quadriceps ! Mais une fois qu’on réussit à dépasser la gêne, on découvre le bonheur de jouer et d’explorer.

On expérimente alors une prise de conscience de son propre corps et une écoute sans faille de celui de l’autre. C’est à ce moment que se produit ce que les adeptes appellent le « flux » (ou flow, en anglais), cette continuité fluide des mouvements qui fait de l’acroyoga une danse aussi magnifique à regarder qu’exigeante à exécuter.

Ma suggestion à l’arrivée de la Saint-Valentin ? Allez-y en couple, histoire de vous (re)découvrir autrement…

Pour qui ? Les filles timides qui ont envie d’audace, les créatives qui veulent bouger différemment.

Où ? Zéro Gravité, 4519, avenue Papineau, Montréal (quelques autres centres le
proposent aussi).

Combien ? 95 $ pour un mois, accès illimité.

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