Testé et approuvé: le bateau dragon

Vingt pagayeurs et un barreur à l’arrière propulsent sur l’eau leur embarcation au rythme fou du meneur de cadence. Le bateau dragon: plutôt sportif comme défi!

 

En Chine, sur les rives du Yangzi Jiang, on célébrait jadis le début des grandes chaleurs et le réveil du vénéré dieu Dragon par des rites, dont celui des combats de bateaux. Des équipages s’affrontaient dans des luttes sans merci, et les noyés étaient considérés comme des offrandes au dieu Dragon.

Bateau dragon
Photo: Michael Sonea

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Au Québec, on est un peu plus relax sur les sacrifices humains et on porte des vestes de flottaison ! C’est donc en arborant la mienne, d’un magnifique orange, que j’ai rejoint les Señoritas, une bande de filles ayant toutes l’âge de raison et le feu aux pagaies. Sous la direction ferme de Michelle Otis, aussi menue qu’expérimentée, je m’initie aux rudiments du sport et à la logistique de bateau. Les plus petites sont à l’avant, dans les sièges plus étroits. Elles mènent la cadence et leur coordination doit être impeccable, car tout le reste de l’équipage se fie à elles. Les plus puissantes s’assoient au milieu et… les débutantes à l’arrière, là où elles ne risquent pas de nuire aux autres ! Michelle m’enseigne l’art d’embarquer sans me retrouver à l’eau, elle me montre comment tenir ma pagaie, me fait répéter la mécanique du mouvement pour la plonger dans l’eau. « Le plus important, répète-t-elle, c’est de suivre exactement le rythme de la fille d’en avant. » Une fraction de seconde de distraction et je fous en l’air la coordination de tout un bateau. Euh, d’accord, je me concentre, promis juré !

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Une fois l’équipage réchauffé, on « roule » à une cadence de 60 à 100 coups de pagaie à la minute, pas le temps de niaiser. J’apprends à me servir de la gravité pour que tout le poids de mon corps qui « tombe » dans l’eau me donne de la force. Je ne serai pas la honte de ce bateau de championnes, non madame ! Sous la douce voix de Michelle, on fait des sprints, de 200, 400, 1 000 mètres, le bateau fend l’eau, et le souffle de 20 pagayeuses qui travaillent à l’unisson est magnifique. Le rythme cardiaque monte à toute vitesse, les bras s’enflamment, le torse se mobilise et les jambes, fermement campées au fond du bateau, servent d’appui et de « ballant ».

À la lumière magique du soir qui descend, éclaboussée « bord en bord », je me rends compte que, côté cohésion d’une équipe, les Chinois avaient tout compris. C’est quand on est dans le même bateau qu’on travaille vraiment bien ensemble.

Pour qui ? Les filles qui ont envie d’un esprit d’équipe fort, de rigolade et d’adrénaline.

Où ? H2O Playground, présent au bassin olympique du parc Jean-Drapeau, au lac Saint-Louis à Lachine et au lac Beauport à Québec, info@h2oplayground.com. À noter, on se joint à une équipe existante, ou mieux, on forme la sienne avec des amis.

Combien ? 90 $ pour une initiation qui comprend un entraînement par semaine (1 mois) et une compétition.

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