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Couple et sexualité

Sexe à 40, 50, 60, 70 ans: vous méritez le nirvana!

Une vie sexuelle épanouie et satisfaisante est importante à tout âge. Quatre femmes expliquent comment elles ont entretenu – ou retrouvé – le plaisir de faire l'amour après 40 ans.
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Sexe à 40, 50, 60, 70 ans: vous méritez le nirvana!

Photo: Getty Images

Le nirvana dans la quarantaine

« La fin de mon mariage, après 15 ans de vie commune, m’a ouvert de nouveaux horizons. J’avais accepté une relation "ouverte" en espérant que mon mari me tromperait moins et que je pourrais explorer ma propre sexualité. Au fil du temps, toutefois, je me suis rendu compte que je voulais être aimée et désirée pour qui j’étais, et non devenir celle que mon mari voulait que je sois. En le quittant, j’ai
réussi à voir ma vie sexuelle non plus comme un moyen de satisfaire quelqu’un d’autre, mais comme un moyen de ressentir du plaisir sans me sentir coupable.

Jake, la première personne avec qui j’ai fait l’amour après mon divorce, aimait déposer des baisers partout sur mon corps nu. Lorsqu’il s’est attardé sur mon ventre pour la première fois, j’ai eu le réflexe d’essayer de le couvrir avec mes mains. Or, il n’a pas hésité à continuer, et ce geste tout simple a changé ma perception de mon corps. Des rendez-vous excitants avec des personnes queers m’ont ensuite encouragée à être moi-même.

S’il est normal de vouloir faire plaisir aux autres, il est tout aussi normal d’être égoïste en ce qui concerne sa vie sexuelle. Personnellement, c’est ce qui me satisfait le plus. »

- Eden Boudreau, 41 ans

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Sexe à 40, 50, 60, 70 ans: vous méritez le nirvana!
Photo: Getty Images

Le nirvana dans la cinquantaine

« Ma vie sexuelle s'est transformée il y a 12 ans, lorsque mon mari et moi avons décidé de participer à une croisière nudiste. Nous avions mal compris le thème: il s’agissait en fait d’une croisière… échangiste. Même si notre relation avait été jusque-là monogame, nous nous sommes dit que nous étions prêts pour une nouvelle expérience. Sur le bateau, nous avons rencontré un couple d’habitués qui nous ont expliqué les règles du jeu. Par la suite, nous avons fait le choix d’ouvrir notre relation.

Au fil des ans, nous avons participé à des soirées échangistes ensemble et nous avons appris à connaître d’autres personnes individuellement. Cela n’a pas toujours été facile. Lorsque je me suis éprise d’un autre homme, notre relation est devenue polyamoureuse et nous avons dû nous ajuster.

J’ai alors craint que les tensions ne mettent fin à notre relation, mais notre mariage est solide: nous sommes sortis de cette période plus unis que jamais. Aujourd’hui, j’ai un amant et j’accepte que mon mari entretienne lui aussi des relations avec d’autres personnes.

Mon mari et moi avons toujours eu une vie sexuelle satisfaisante – il connaît mon corps mieux que quiconque ! Mais ouvrir notre mariage a ajouté un petit plus. De bonnes relations sexuelles mènent à d’autres bonnes relations sexuelles. Je n’ai pas forcément besoin que ce soit très créatif ou non conventionnel. Ce qui compte, c’est que l’expérience soit agréable et satisfaisante sur le plan émotionnel, et que je sois comblée quand je pense à ma vie sexuelle. Mon seul espoir est que nous puissions continuer de vivre ainsi, et pour longtemps. »

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- Anonyme, 54 ans

Sexe à 40, 50, 60, 70 ans: vous méritez le nirvana!
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Le nirvana dans la soixantaine

« J’ai vécu, à la mi-cinquantaine, une rupture amoureuse si difficile que j’ai senti le besoin de travailler sur moi-même avant de fréquenter quelqu’un d’autre.

L’an dernier (10 ans après cette rupture), j’ai pris ma retraite. Mes enfants avaient quitté la maison, donc
j’ai soudain eu beaucoup de temps pour moi. Au début de l’été, j’ai commencé à envisager de faire des rencontres, comme le faisaient deux de mes meilleures amies, que je trouvais très joyeuses ! Je n’avais pas du tout envie de m’embarquer dans une relation sérieuse, mais je suis aventureuse et j’aime m’amuser.

Je me suis donc créé, à 64 ans, un compte sur un site de rencontres. Six mois plus tard, je suis tombée sur le profil d’un homme qui vivait à une heure de route de chez moi. Je me suis sentie à l’aise pour communiquer avec lui en ligne et au téléphone, et j’ai accepté de le voir chez lui au bout d’un mois environ. Je n’étais pas anxieuse, mais je me demandais comment mon corps réagirait si nous décidions de passer à l’acte.

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Je ne suis pas Barbie, pas plus qu’il n’est Ken, mais nous avons éprouvé une attirance magnétique. Nous avons fait l’amour le premier jour, ce qui est inhabituel pour moi. J’ai ressenti un peu d’inconfort au début, mais une fois que nous avons eu commencé, ce fut le bonheur total. Dans la soixantaine, le sexe n’est peut-être pas exactement le même qu’avant, mais – avec l’aide d’un bon lubrifiant et d’un hydratant vaginal – je le trouve tout aussi agréable.

Je vois encore le même homme une fois par semaine ou par quinzaine. Nous nous amusons beaucoup et, bien sûr, nous faisons l’amour. »

- Anonyme, 64 ans

Sexe à 40, 50, 60, 70 ans: vous méritez le nirvana!
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Le nirvana après 70 ans

« À 50 ans, j’ai perdu l’envie de faire l’amour. Je venais de vivre une ménopause instantanée après une hystérectomie subie pour me débarrasser de mon endométriose. De plus, ayant travaillé pendant 30 ans
comme infirmière et assistante sociale auprès de personnes abusées ou exploitées dans l’industrie du sexe, j’avais intériorisé des traumatismes par procuration. Je ne pensais pas avoir de nouveau envie de relations sexuelles.

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Mon manque d’intérêt ne constituait pas un problème, car ma relation avec mon mari était tout de même très affectueuse. Pourtant, à la soixantaine, je me suis demandé s’il y avait un moyen de raviver mon intérêt pour une sexualité saine. J’étais intriguée par l’approche somatique, dont les thérapies explorent la façon de guérir les traumatismes en reliant le corps et l’esprit. J’ai entendu parler d’une spécialiste basée à Vancouver et, à 66 ans, j’ai fait le voyage depuis le Manitoba pour assister à l’une de
ses séances.

Beaucoup de femmes ont tendance à se contenter de ce qu’on leur offre, sexuellement. L’éducation somatique nous apprend à déterminer les endroits où nous aimons être touchées pour éprouver
du plaisir, puis à les indiquer à notre partenaire. Grâce à elle, j’ai réalisé que j’étais responsable de
mon propre plaisir. À la fin de la première séance, j’ai eu l’impression qu’une petite veilleuse s’était allumée. Avec le soutien de mon mari, je suis retournée à Vancouver pour d’autres séances. Je me sens maintenant maîtresse de ma sexualité. J’ai été capable d’appliquer les enseignements tant pour travailler sur mon propre corps que pour réinventer ma vie sexuelle avec mon conjoint.

Mon expérience a été si transformante que j’ai décidé de devenir formatrice moi-même; j’ai commencé à conseiller des clients en 2021. Je suis non seulement libérée sexuellement, mais j’ai aussi une vie sexuelle épanouie. Je me sens donc bien placée pour aider d’autres personnes. »

- Wendy Scheirich, 72 ans

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