Ma fille aime courir

«M’man, on va courir?» Johanne Lauzon, rédactrice en chef, est fière de courir avec sa fille. Les bienfaits de la course sont nombreux, autant y prendre plaisir!

 
Une mère et sa fille en plein séance de course
Photo: Hero Images/Getty Images

La question me fait plaisir. Le nombre de fois que je l’ai achalée pour qu’elle bouge… « Allez, on y va tout de suite avant que je change d’idée ! » que je réponds en la taquinant. Mon aînée, une vraie de vraie ado, s’est inscrite à Fillactive. Et depuis, elle prend très au sérieux l’objectif fixé par cette organisation qui promeut les sports auprès des filles : boucler 5 km. Peut-être même trop au sérieux. « J’aimerais le faire en bas de 30 minutes, penses-tu que c’est réaliste ? » Ce n’est pas ça l’important. Et elle le sait.

Rien n’est plus accessible que la course. Des runnings, un short, un t-shirt, une montre à la rigueur, et on est équipé. Même pas besoin d’avoir un talent particulier. Juste une folle envie de mettre un pied devant l’autre, et d’y aller à sa propre cadence. Certains vont plus vite, plus loin, d’autres plus lentement, en marchant un peu ou en sprintant. Athlètes confirmés ou joggeurs du dimanche, peu importe, nous sommes tous gagnants. Et c’est là la beauté de la chose.

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Les bienfaits ? Inestimables. Jogger quelques kilomètres par semaine fait chuter la tension artérielle et abaisse les risques de diabète de type 2 et de troubles cardiovasculaires. Le coureur peut même espérer vivre plus longtemps (et sans marchette !). Trois années d’extra, selon des données recueillies auprès de 55 000 Américains adultes. Aussi, la pratique de la course à pied génère davantage de nouveaux neurones que n’importe quelle autre activité physique, révèle une récente étude finnoise. Ce qui rendrait le cerveau de ces athlètes plus alerte que celui des sédentaires.

D’après ma propre expérience, les idées grises s’envolent dès les premières foulées. Chaque recoin du corps et du cerveau se gorge de dopamine et d’endorphines, qui procurent une sensation de bien-être, de détente et de vivacité.

Des fois, je m’écraserais bien dans mon divan plutôt que de parcourir au petit trot les rues de mon quartier. Mais si un entraînement est à l’horaire, j’y vais sans réfléchir. Pas d’échappatoire possible. « Ça ne me tente pas pantoute », que je marmonne de temps à autre en enfilant un legging. Une fois les chaussures de course aux pieds, j’oublie les excuses, les doutes, les « j’ai-pas-le-goût ». Je pars et je reviens tout sourire. La sortie s’avère souvent rude, éprouvante, décevante. Jamais insatisfaisante.

« Un p’tit sprint ? » me lance mon ado après 5 km et des poussières. Je m’accroche. Elle finit devant avec un grand rire sonore. Mais je crois bien que c’est moi qui ai gagné. C’est une coureuse maintenant.

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